Afrique du Sud : l'UIF clôture sa tournée d'aide aux ex-mineurs à Mthatha avec plus de 40 millions de rands versés
Le Fonds d'assurance-chômage (UIF), organe du ministère sud-africain de l'Emploi et du Travail, a versé plus de 40 millions de rands (environ 2,1 millions de dollars) à des ex-mineurs et leurs familles depuis le lancement de son programme d'aide dans le Cap-Oriental, dont 1,4 million de rands dès la première journée, le 13 juillet 2026. Selon SAnews.gov.za, agence d'information du gouvernement sud-africain, ce programme itinérant s'est achevé vendredi au stade de Mthatha, après des mois d'échanges avec d'anciens travailleurs des mines sur les demandes de compensation en suspens et les maladies professionnelles. La ministre Nomakhosazana Meth et le Premier ministre du Cap-Oriental, Oscar Mabuyane, ont participé à une table ronde au centre de ressources sanitaires de Mthatha, à l'hôpital académique Nelson Mandela. « Il s'agit d'un programme très important, dont notre population a grandement besoin. On voit le nombre de personnes qui se présentent à chaque tournée », a déclaré Meth, saluant l'implication du Compensation Fund et de son agent Rand Mutual Assurance (RMA). Les paiements sur place ont été facilités par la First National Bank, qui ouvre des comptes aux bénéficiaires non bancarisés, et par African Bank, successeur de New Bank et Teba Bank, au profit de veuves de mineurs et de travailleurs atteints de silicose ou de tuberculose. Ce dispositif illustre la difficulté persistante de l'Afrique du Sud à indemniser les victimes de l'industrie minière, une décennie après l'accord historique de 2016 sur la silicose, et l'effort de décentralisation des services publics vers les zones rurales, bassin historique des mineurs migrants.
Jakub Żerdzicki
Un programme d'aide essentiel pour les ex-mineurs en Afrique du Sud
Le Fonds d'assurance-chômage (UIF) a récemment achevé un programme d'aide destiné aux ex-mineurs et à leurs familles dans le Cap-Oriental, ayant versé plus de 40 millions de rands à cette population vulnérable. Ce programme, qui s'est conclu au stade de Mthatha, a permis de répondre aux demandes de compensation en suspens et aux problèmes de maladies professionnelles rencontrés par ces anciens travailleurs. Meth a déclaré que le programme reste important et très nécessaire, étant donné le grand nombre d'ex-mineurs et de leurs familles qui continuent de chercher de l'aide. La tournée d'aide a été marquée par une forte participation des ex-mineurs, témoignant de l'importance de cette démarche pour ceux qui ont souvent du mal à accéder à leurs droits. Le programme a également été soutenu par des institutions financières telles que la First National Bank et African Bank, qui ont facilité l'ouverture de comptes pour les bénéficiaires non bancarisés. Cela a permis d'accélérer le processus de versement des indemnités, rendant l'aide plus accessible.
Un contexte historique difficile pour les ex-mineurs
Ce programme d'aide s'inscrit dans un contexte plus large de difficultés persistantes en matière d'indemnisation des victimes de l'industrie minière en Afrique du Sud. Malgré un accord historique sur la silicose signé en 2016, de nombreux ex-mineurs continuent de faire face à des obstacles pour obtenir les compensations qui leur sont dues. Les maladies professionnelles, telles que la silicose et la tuberculose, restent des enjeux majeurs pour cette population, souvent marginalisée. La table ronde a fourni une occasion aux ex-mineurs, au gouvernement et à d'autres parties prenantes de partager des expériences, d'échanger des informations et de faire le point sur les progrès réalisés dans le traitement des bénéfices et des compensations pour les anciens mineurs dans la province. Cette initiative est cruciale pour renforcer la transparence et la communication entre les différents acteurs concernés.
Un effort de décentralisation des services publics
Le programme de l'UIF illustre également un effort de décentralisation des services publics vers les zones rurales, qui ont historiquement été des bassins de main-d'œuvre pour les mines. En rapprochant les services des bénéficiaires, le gouvernement cherche à améliorer l'accès aux aides et à répondre aux besoins spécifiques des communautés touchées par les conséquences de l'exploitation minière. La participation active des différents départements gouvernementaux et des partenaires sociaux dans ce programme témoigne d'une volonté de collaboration pour améliorer les conditions de vie des ex-mineurs et de leurs familles.
Des partenariats essentiels pour le succès du programme
Les partenariats avec des institutions financières ont été un élément clé du succès de ce programme. En facilitant l'accès aux services bancaires pour les bénéficiaires, ces banques ont joué un rôle crucial dans la mise en œuvre des paiements sur place. Cela a permis de répondre rapidement aux besoins financiers des ex-mineurs, souvent en situation de précarité. La collaboration avec des organismes de santé a également été mise en avant, soulignant l'importance d'une approche intégrée pour traiter les problèmes de santé liés à l'industrie minière. Meth a également salué le travail effectué par le ministère de la Santé et d'autres partenaires pour fournir des services qui ne pouvaient pas être offerts directement par le ministère du Travail, y compris des radiographies et d'autres services médicaux.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, ce programme d'aide représente une opportunité de s'engager dans des initiatives qui soutiennent les communautés locales, notamment celles touchées par l'industrie minière. Autrement dit, cela pourrait signifier un potentiel de développement de services ou de produits destinés à améliorer les conditions de vie des ex-mineurs et de leurs familles. En investissant dans des solutions qui répondent à des besoins spécifiques, il est possible de contribuer à la résilience économique de ces communautés tout en créant des opportunités d'affaires.
Source : SAnews.gov.za
Source : SAnews.gov.za
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