Éco-Finance

Comores : lancement du projet RESIslands pour renforcer la résilience climatique et préparer le financement climatique

Le 10 septembre 2026 à Moroni, le gouvernement comorien et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) ont lancé le projet RESIslands, financé par le Fonds vert pour le climat (GCF) via son programme de préparation (Readiness Programme), pour une durée de 30 mois. Selon la CEA-ONU, l'initiative appuie neuf États membres de la Commission africaine des États insulaires pour le climat (AISCC) : Cap-Vert, Comores, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Madagascar, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles et Tanzanie (Zanzibar). Mise en œuvre par la CEA avec l'AISCC, elle vise le renforcement des capacités, l'évaluation des risques climatiques et la préparation de propositions de financement. « Nos États insulaires sont en première ligne des conséquences du changement climatique », a déclaré Abdourahaman Ali Mroivili, secrétaire général du ministère de l'Environnement, du Climat et du Tourisme. Kjartan Fjeldsted, chargé de programme à la CEA, a souligné l'objectif de renforcer l'AISCC pour représenter les États insulaires africains à l'international. Pour les Comores, ce dispositif doit permettre de combler un déficit institutionnel et technique dans l'évaluation des risques, condition préalable pour accéder durablement aux financements climatiques internationaux.

Rédaction Sankofa Finance·
Comores : lancement du projet RESIslands pour renforcer la résilience climatique et préparer le financement climatique

Brecht Corbeel

Un projet pour renforcer la résilience climatique aux Comores

Le lancement du projet RESIslands a été réalisé le 10 septembre 2026 à Moroni par le gouvernement comorien et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA). Financé par le Fonds vert pour le climat (GCF), ce projet a pour but de renforcer les capacités nationales à évaluer les risques climatiques, à gérer les risques de catastrophe et à préparer des propositions de financement climatique. Cette initiative s'inscrit dans un cadre de coopération régionale qui inclut également des pays tels que le Cap-Vert, la Guinée équatoriale, et Madagascar. Les États insulaires, comme les Comores, sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, notamment la montée du niveau de la mer, l'érosion côtière et les événements météorologiques extrêmes. Abdourahaman Ali Mroivili, secrétaire général du ministère de l'Environnement, a souligné que ces pays font face à des défis uniques en raison de leur capacité institutionnelle et technique limitée. Le projet RESIslands vise à combler ce déficit en fournissant les outils nécessaires pour évaluer les risques et anticiper les catastrophes.

Une réponse collective aux défis climatiques

Le projet RESIslands ne se limite pas aux Comores, mais s'étend à neuf États insulaires africains. Cette approche régionale permet aux pays participants d'échanger des expériences et de développer des réponses adaptées à leurs contextes nationaux. Kjartan Fjeldsted, chargé de programme à la CEA, a mis en avant l'importance de la coopération régionale pour renforcer la Commission des États insulaires africains et promouvoir les priorités communes de ces pays sur la scène internationale. Les discussions lors du lancement ont également porté sur les rôles et responsabilités des parties prenantes, ainsi que sur le développement d'un calendrier de mise en œuvre pour les six premiers mois. Cette phase initiale inclura l'identification des lacunes techniques en matière de réduction des risques climatiques et de catastrophes, ainsi que le choix de candidats pour des formations spécifiques. Cela permettra de poser des bases solides pour des évaluations de risques plus robustes et la préparation de propositions de financement climatique.

L'importance de l'expertise technique et institutionnelle

Pour les Comores, le projet RESIslands est particulièrement pertinent. Il vise à renforcer les capacités institutionnelles et techniques nécessaires pour accéder durablement aux financements climatiques internationaux. En effet, l'évaluation des risques climatiques est une condition préalable essentielle pour mobiliser des ressources financières. Les États insulaires, en raison de leur situation géographique et de leur vulnérabilité, doivent développer des systèmes d'information accessibles et des institutions capables de traduire les priorités nationales en réponses concrètes. James Tsok Bot, coordinateur résident des Nations Unies aux Comores, a souligné l'urgence d'agir face aux défis climatiques. Il a rappelé que la présidence des Comores à l'Union africaine en 2023 avait déjà mis en avant les enjeux liés à l'économie bleue et à l'action climatique, illustrant ainsi l'engagement du pays à intégrer ces problématiques dans l'agenda continental.

Ce que cela change

Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, le projet RESIslands représente une opportunité significative. En renforçant les capacités institutionnelles et techniques des Comores, ce projet pourrait faciliter l'accès à des financements climatiques, ouvrant la voie à des investissements dans des projets durables et résilients. Cela signifie qu'une PME locale pourrait bénéficier de formations et de ressources pour développer des solutions innovantes face aux défis climatiques, tout en contribuant à une économie plus verte et plus durable. En somme, le projet RESIslands pourrait non seulement renforcer la résilience climatique des Comores, mais également stimuler l'innovation et la croissance économique à long terme. Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

Lire l'article original ↗