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Liberia : le gouvernement lance une session de travail de cinq jours pour préparer le budget 2027

Chaque année, le Liberia engage plusieurs mois avant le vote parlementaire un cycle de préparation budgétaire impliquant les ministères sectoriels. Depuis 2024, le président Joseph Boakai a fait de l'Agenda ARREST (Agriculture, Routes, État de droit, Education, Santé, Tourisme) le cadre officiel du développement inclusif du pays. C'est dans ce contexte que la Governance Commission a ouvert, le 5 août 2026 à Monrovia, une session de cinq jours du Budget Sector Working Group, selon le New Dawn relayé par AllAfrica. Objectif affiché : aligner le budget national 2027 sur les priorités de l'Agenda ARREST. La dépêche source ne précise ni montant envisagé, ni répartition sectorielle, ni calendrier parlementaire ultérieur. L'enjeu est central pour l'État libérien, dont les ressources publiques restent limitées et dépendantes de l'aide extérieure et des exportations de matières premières (caoutchouc, minerai de fer). Un alignement effectif entre agenda politique et allocations budgétaires conditionnera la crédibilité des engagements pris envers les citoyens en matière d'infrastructures et de services sociaux. Reste à savoir si ce travail technique se traduira par des choix budgétaires concrets et transparents, question ouverte tant que le projet de budget n'est pas publié.

Rédaction Sankofa Finance·
Liberia : le gouvernement lance une session de travail de cinq jours pour préparer le budget 2027

Monica Melton

Un budget en phase avec l'Agenda ARREST

Le Liberia s'engage dans un processus budgétaire crucial pour l'année 2027, avec une session de travail de cinq jours ouverte par la Governance Commission. Ce cycle de préparation budgétaire, qui commence généralement plusieurs mois avant le vote parlementaire, implique les ministères sectoriels et vise à aligner le budget national sur les priorités de l'Agenda ARREST (Agriculture, Routes, État de droit, Éducation, Santé, Tourisme). Ce cadre de développement inclusif, fait de l'Agenda ARREST le cadre officiel du développement inclusif du pays depuis 2024, constitue une réponse aux défis socio-économiques du pays. La session, ouverte le 5 août 2026 à Monrovia, a rassemblé des représentants de divers ministères, agences et partenaires de développement, tous engagés dans la mise en œuvre du pilier IV de l'Agenda ARREST, qui se concentre sur la gouvernance et la lutte contre la corruption. L'objectif affiché est de garantir que les programmes et les priorités budgétaires des institutions soient en adéquation avec cette feuille de route nationale.

Un cadre de gouvernance renforcé

Le directeur exécutif de la Governance Commission, Jallah C. Kesselly, a souligné l'importance de cette démarche collaborative, qui vise à renforcer la coordination entre les institutions sectorielles et à promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques. En effet, le Liberia fait face à des ressources limitées, souvent tributaires de l'aide extérieure et des exportations de matières premières, telles que le caoutchouc et le minerai de fer. Dans ce contexte, un alignement effectif entre les priorités politiques et les allocations budgétaires est essentiel pour renforcer la crédibilité des engagements du gouvernement envers ses citoyens en matière d'infrastructures et de services sociaux. Jimmy N.C. Bokay, représentant du ministère des Finances et de la Planification du développement, a précisé que le Budget Sector Working Group joue un rôle crucial dans le processus de formulation du budget national. Les experts techniques du ministère guident les participants à travers des modèles de préparation budgétaire, visant à assurer que les projets et activités des ministères soient en adéquation avec les priorités de l'Agenda ARREST.

Des choix budgétaires à confirmer

Cependant, la dépêche source ne précise ni montant envisagé, ni répartition sectorielle, ni calendrier parlementaire ultérieur. Cela soulève des interrogations sur la capacité du gouvernement à traduire ce travail technique en choix budgétaires concrets et transparents. Les discussions en cours au sein du groupe de travail sont donc cruciales pour orienter les soumissions budgétaires sous le pilier IV et diriger les ressources vers des programmes qui renforcent les institutions, combattent la corruption et améliorent la qualité des services. Le défi demeure de voir si cet alignement entre les priorités politiques et les allocations budgétaires se traduira par des résultats tangibles sur le terrain. Les attentes des citoyens sont élevées, et la transparence dans le processus budgétaire sera déterminante pour établir ou maintenir la confiance envers les institutions.

Ce que cela change

Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cette initiative pourrait signifier une opportunité d'engagement avec un gouvernement qui cherche à aligner ses priorités de développement avec les besoins du secteur privé. Autrement dit, si le budget 2027 reflète effectivement les priorités de l'Agenda ARREST, cela pourrait ouvrir la voie à des investissements dans des secteurs stratégiques tels que l'agriculture, les infrastructures et les services sociaux. Cela pourrait également encourager une plus grande transparence et une meilleure gouvernance, éléments essentiels pour créer un environnement propice aux affaires. Source : AllAfrica (New Dawn)

Source : AllAfrica (New Dawn)

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