Afrique du Sud : Pretoria désignée pour la présidence du forum IBSA pour 2026-2027, entre réforme du Conseil de sécurité et coopération commerciale
L'Afrique du Sud a été désignée pour prendre la présidence du Forum de dialogue Inde-Brésil-Afrique du Sud (IBSA) pour la période 2026-2027. Cette décision a été annoncée lors d'une réunion ministérielle tenue jeudi à New York en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a présidé les échanges avec le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, et son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar, selon SAnews.gov.za. Fondé en 2003, l'IBSA rassemble trois économies émergentes d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine et gère le Fonds IBSA de lutte contre la faim et la pauvreté, consacré à des projets de coopération Sud-Sud. Ronald Lamola a réclamé une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU « qui reflète le monde d'aujourd'hui plutôt que celui de 1945 », ainsi qu'une correction des déséquilibres dans les institutions financières internationales et le système commercial. Mauro Vieira a averti que « le commerce ne doit pas devenir un instrument de pression politique ou de rivalité géopolitique », plaidant pour un système fondé sur les règles de l'OMC.
Brandon Bean
L'Afrique du Sud à la présidence de l'IBSA : un nouveau souffle pour la coopération Sud-Sud
L'Afrique du Sud a été désignée pour assumer la présidence du Forum de dialogue Inde-Brésil-Afrique du Sud (IBSA) pour la période 2026-2027. Cette décision a été révélée lors d'une réunion ministérielle qui s'est tenue à New York, en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a dirigé les discussions avec ses homologues brésilien et indien, soulignant l'importance de la coopération entre ces trois économies émergentes. Le Forum IBSA, établi en 2003, a pour objectif de promouvoir la coopération Sud-Sud et de lutter contre la pauvreté et la faim à travers le Fonds IBSA. En prenant la présidence, l'Afrique du Sud entend mettre l'accent sur des priorités telles que la paix, le développement et le multilatéralisme, tout en plaidant pour une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU qui reflète le monde d'aujourd'hui plutôt que celui de 1945.
Réforme du Conseil de sécurité et équilibre économique
Ronald Lamola a exprimé la nécessité d'une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU pour qu'il reflète le monde d'aujourd'hui, plutôt que celui de 1945. Cette position s'inscrit dans un contexte où les pays en développement, comme ceux du Forum IBSA, cherchent à corriger les déséquilibres au sein des institutions financières internationales et du système commercial global. Lamola a précisé que l'IBSA ne vise pas à s'opposer à d'autres pays, mais à créer un espace de dialogue pour promouvoir des principes partagés et une gouvernance mondiale plus équitable. Le ministre a également souligné que la défense du système international actuel ne suffisait pas. Il est essentiel que l'IBSA contribue activement à la réforme de la gouvernance mondiale, en veillant à ce que les règles soient appliquées de manière équitable et cohérente.
Coopération en matière de développement et d'innovation
Sous la présidence sud-africaine, l'IBSA mettra l'accent sur des projets de coopération technique et des échanges entre les peuples. Parmi les priorités figurent la coopération sur les énergies durables, l'allègement de la pauvreté et l'éradication de la faim. Lamola a insisté sur l'importance de financer les transitions énergétiques de manière à ne pas pénaliser les pays en développement, un enjeu crucial pour les pays en développement. De plus, l'Inde a proposé des initiatives en matière de technologies numériques et d'intelligence artificielle, soulignant que ces domaines pourraient offrir de nouvelles opportunités de collaboration. Pour les entrepreneurs africains, cela signifie qu'il pourrait y avoir des possibilités de partenariats dans des projets technologiques, favorisant ainsi l'innovation locale et l'accès à des ressources techniques.
Un appel à l'unité et à la solidarité
Les ministres ont également souligné l'importance de l'unité entre les pays du Sud pour faire face aux défis globaux croissants, notamment l'utilisation croissante de mesures unilatérales qui menacent l'ordre multilatéral établi. Mauro Vieira, le ministre brésilien des Affaires étrangères, a averti que le commerce ne doit pas devenir un instrument de pression politique, plaidant pour un système fondé sur les règles de l'OMC. La coopération Sud-Sud, comme le démontre le Fonds IBSA, est un exemple de la manière dont les pays en développement peuvent travailler ensemble pour répondre à leurs besoins locaux sans dépendre d'une aide conditionnelle. Cela démontre comment les pays en développement peuvent coopérer à travers des initiatives localement détenues.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, la présidence de l'Afrique du Sud à l'IBSA pourrait signifier un renforcement des opportunités de coopération régionale et internationale. En s'engageant dans des dialogues multilatéraux, les entreprises africaines pourraient mieux défendre leurs intérêts et contribuer à façonner un système commercial qui leur soit favorable. Source : SAnews.gov.za
Source : SAnews.gov.za
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