Togo : la BIDC et Coris Holding signent un accord de 80 millions d'euros pour les chaînes de valeur alimentaires et énergétiques
La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), basée à Lomé, multiplie les partenariats avec des groupes bancaires privés pour irriguer en capitaux une région confrontée à l'insécurité alimentaire, à la volatilité énergétique et au sous-financement agricole. Coris Holding, groupe panafricain né au Burkina Faso et présent dans plusieurs pays de l'UEMOA, en est le nouveau relais. Le 30 juillet 2026, au siège de la BIDC à Lomé, les deux institutions ont signé un accord de financement de 80 millions d'euros destiné au secteur productif. L'accord a été paraphé par Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d'Administration, et Diakarya Ouattara, Directeur Général de Coris Holding, en présence de hauts responsables des deux structures. Pour les PME et exploitants agricoles ouest-africains, souvent exclus du crédit classique, ce fonds pourrait ouvrir un accès à des financements via le réseau d'agences de Coris. Pour les États de la CEDEAO, il s'inscrit dans les objectifs de souveraineté alimentaire et énergétique, alors que le Sahel reste fragilisé par l'insécurité et le climat. Ce montage illustre une stratégie de levier : la BIDC s'appuie sur un intermédiaire bancaire déjà implanté pour réduire coûts de transaction et risque de crédit, plutôt que de prêter en direct. Restent à préciser les conditions de taux, la durée et la répartition sectorielle exacte des 80 millions, non détaillées dans l'annonce, ainsi que la capacité réelle de Co
Chuck Eugene
La BIDC et Coris Holding : un partenariat stratégique pour le développement économique
La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a récemment signé un accord de financement d’un montant de 80 millions d’euros destiné à renforcer le financement du secteur productif en Afrique de l’Ouest avec Coris Holding, un groupe panafricain né au Burkina Faso. Ce partenariat, scellé au siège de la BIDC à Lomé, vise à renforcer le financement des chaînes de valeur dans les secteurs de l'alimentation, de l'énergie et de l'agriculture en Afrique de l'Ouest. Ce projet arrive à un moment où la région fait face à des défis majeurs tels que l'insécurité alimentaire, la volatilité énergétique et le sous-financement agricole. L'accord a été signé par Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC, et Diakarya Ouattara, Directeur Général de Coris Holding. En présence de hauts responsables des deux institutions, cet accord pourrait ouvrir un accès à des financements via le réseau d'agences de Coris. La BIDC s'appuie sur un intermédiaire bancaire déjà implanté pour réduire coûts de transaction et risque de crédit, plutôt que de prêter en direct, ce qui pourrait faciliter l'accès au financement pour de nombreuses PME et exploitants agricoles.
Un levier pour les PME et les exploitants agricoles
Pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les exploitants agricoles, souvent exclus des circuits de financement traditionnels, cet accord pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. En effet, Coris Holding, grâce à son réseau d'agences, pourra redistribuer ces fonds de manière plus efficace, permettant ainsi aux acteurs économiques de bénéficier d'un accès à des financements adaptés à leurs besoins. Cet accord s'inscrit dans une volonté plus large des États de la CEDEAO de renforcer leur souveraineté alimentaire et énergétique. Le Sahel, en particulier, est confronté à une situation fragile, exacerbée par des défis sécuritaires et climatiques. En augmentant le soutien financier aux secteurs productifs, cet accord s'inscrit dans les objectifs de souveraineté alimentaire et énergétique.
Une stratégie de financement innovante
La BIDC adopte une approche stratégique en s'appuyant sur Coris Holding pour la mise en œuvre de ce financement. En effet, plutôt que de prêter directement aux entreprises, la BIDC choisit de passer par un intermédiaire qui connaît bien le terrain et les besoins spécifiques des acteurs économiques locaux. Cette méthode permet non seulement de réduire les risques, mais aussi d'optimiser l'utilisation des ressources financières. L'accord souligne également l'importance de la confiance entre les institutions africaines. Dr Donkor a souligné que cette opération allait bien au-delà d’un simple mécanisme de financement. Elle traduit la confiance mutuelle des partenaires dans les institutions africaines ainsi que leur engagement à renforcer le secteur privé en tant que moteur de la transformation économique en Afrique de l’Ouest.
Un impact sur l'intégration régionale et la création d'emplois
L'impact de cet accord ne se limite pas à la simple injection de capitaux. Il s'inscrit dans une démarche plus large visant à favoriser l'intégration régionale et à promouvoir une croissance économique inclusive. En soutenant les PME et les industries locales, la BIDC et Coris Holding espèrent générer des emplois et créer de la valeur au sein des économies ouest-africaines. M. Ouattara a qualifié l’accord d’étape importante dans l’ambition de Coris Holding d’approfondir sa contribution au financement des économies ouest-africaines. Cette ligne de crédit permettra aux filiales du groupe de mieux accompagner les entreprises et les acteurs économiques, favorisant ainsi une croissance durable.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cet accord pourrait être un catalyseur pour le développement économique de la région. Autrement dit, cela signifie un accès potentiel à des financements plus flexibles et adaptés aux besoins spécifiques des PME et des exploitants agricoles. La possibilité de bénéficier d'un soutien accru dans des secteurs stratégiques comme l'alimentation et l'énergie pourrait également favoriser des projets innovants et durables.
Source : Financial Afrik
Source : Financial Afrik
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