Éco-Finance

Afrique du Sud : moins de 35 % des femmes possèdent des terres, le Parlement exige des réformes foncières

Moins de 35 % des femmes sud-africaines interrogées possèdent des terres, contre plus de 50 % des hommes, selon une présentation de la Commission pour l'égalité des genres (CGE) devant la Commission parlementaire sur la réforme agraire et le développement rural. Dans l'Eastern Cape, le coût d'accès à la terre varie de 100 rands à plus de 100 000 rands selon les communautés, avec des frais d'allocation supplémentaires et une incertitude tarifaire qui pèsent davantage sur les femmes, déjà économiquement vulnérables. La commission parlementaire a salué la présentation de la CGE tout en pointant des obstacles persistants : régimes fonciers précaires dans les zones communales, normes patriarcales, héritage patrilinéaire, gouvernance traditionnelle dominée par les hommes et pratiques d'attribution discriminatoires. La CGE a également signalé que les femmes dirigent davantage de petites exploitations agricoles et de micro-entreprises que les hommes, un potentiel économique rural jugé largement inexploité. L'absence de titres fonciers prive les femmes de garanties pour accéder au crédit formel, limitant leur capacité à créer des entreprises et à générer des revenus. La commission a appelé à une administration transparente, à un suivi désagrégé par genre et à des procédures d'attribution documentées. Pour les ménages ruraux, l'enjeu dépasse la répartition des terres : il conditionne l'accès au crédit formel. Tant que le crédit restera indexé sur la propriété foncière, les femmes rurales resteront écartées du financement formel.

Rédaction Sankofa Finance·
Afrique du Sud : moins de 35 % des femmes possèdent des terres, le Parlement exige des réformes foncières

Valdhy Mbemba

Source : Africa Newsroom (APO)

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