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Afrique du Sud : le financement des compétences sera jugé sur les résultats des apprenants

Le ministre sud-africain de l'Enseignement supérieur et de la Formation, Buti Manamela, a déclaré devant la commission de portefeuille du Parlement que le financement public des compétences doit être évalué sur les résultats réels des apprenants - emploi obtenu, poursuite d'études, création d'entreprise ou amélioration des revenus - et non plus sur le seul taux d'inscription. « Un apprenant inscrit doit être compté comme inscrit. Cela ne signifie pas qu'il a terminé sa formation, obtenu sa qualification ou trouvé un emploi », a-t-il déclaré. Cette orientation doit s'appliquer à la réforme des Sector Education and Training Authorities (SETA), du National Skills Fund (NSF) et des collèges TVET, dans le cadre du programme gouvernemental « Skills Revolution ». Manamela a souligné la nécessité d'un financement durable et d'une administration fiable pour le National Student Financial Aid Scheme (NSFAS), avec un soutien politique de financement par des décisions fonctionnelles, des recours, un hébergement et des systèmes de paiement des allocations. Il a par ailleurs critiqué les rapports sur les dépenses irrégulières, estimant qu'une « baisse du registre ne prouve pas, en soi, que l'argent a été récupéré ».

Rédaction Sankofa Finance·
Afrique du Sud : le financement des compétences sera jugé sur les résultats des apprenants

Annie Spratt

Un changement de paradigme dans le financement des compétences

Le ministre sud-africain de l'Enseignement supérieur et de la Formation, Buti Manamela, a récemment souligné la nécessité d'une réévaluation du financement public des compétences. Lors de son intervention devant la commission de portefeuille du Parlement, il a insisté sur le fait que le financement public des compétences doit être évalué sur les résultats réels des apprenants - emploi obtenu, poursuite d'études, création d'entreprise ou amélioration des revenus - et non plus sur le seul taux d'inscription. « Un apprenant inscrit doit être compté comme inscrit. Cela ne signifie pas qu'il a terminé sa formation, obtenu sa qualification ou trouvé un emploi », a-t-il déclaré. Cette approche marque un tournant significatif dans la manière dont le gouvernement sud-africain perçoit le succès des initiatives de développement des compétences. En d'autres termes, le simple fait d'être inscrit ne suffit plus ; il est crucial de mesurer l'impact réel sur la vie des apprenants.

Réformes nécessaires pour un financement durable

Pour que cette nouvelle orientation soit efficace, le ministre a mis en avant la nécessité de réformer les Autorités sectorielles de formation et d'éducation (SETA), le National Skills Fund (NSF) et les collèges TVET. Ces réformes doivent viser à améliorer la participation des employeurs, la gestion des subventions et la progression des apprenants. Manamela a également souligné que le National Skills Fund doit combiner son rôle de développement avec une supervision de projet fiable et une livraison vérifiée. Les collèges TVET, quant à eux, doivent établir des programmes pertinents en lien avec des formateurs compétents, des infrastructures modernes et des opportunités de stage. Cela implique également que l'éducation communautaire soit intégrée dans cette démarche et ne soit pas considérée comme une simple option secondaire.

Garantir l'accès et la qualité dans l'enseignement supérieur

En ce qui concerne les universités, Manamela a insisté sur l'importance de maintenir l'accès et la qualité tout en faisant face aux défis de durabilité financière et de gouvernance. Le National Student Financial Aid Scheme (NSFAS) doit également bénéficier d'un financement durable et d'une administration fiable, avec un soutien politique de financement par des décisions fonctionnelles, des recours, un hébergement et des systèmes de paiement des allocations. Le ministre a exprimé la nécessité d'une préparation rigoureuse pour l'année académique à venir, soulignant que des décisions de financement correctes, des systèmes d'inscription fonctionnels et des paiements d'allocations en temps voulu sont essentiels. Il a également appelé à une meilleure clarté dans le reporting des dépenses irrégulières, estimant qu'une « baisse du registre ne prouve pas, en soi, que l'argent a été récupéré ».

Une responsabilité accrue dans la mise en œuvre

Pour renforcer la mise en œuvre des réformes, Manamela a annoncé qu'il attendait une réponse consolidée qui relie les recommandations de l'Auditeur général aux conclusions actuelles et aux engagements non tenus du rapport budgétaire précédent du Parlement. Chaque question significative doit avoir un responsable désigné, un délai, et des mesures de sauvegarde intermédiaires si nécessaire. Le ministre a également insisté sur la nécessité d'une révision régulière des progrès réalisés, avec des audits internes qui testent l'implémentation plutôt que de se contenter de consigner des assurances. Il a conclu en affirmant que le Parlement doit recevoir des informations complètes et en temps voulu sur les changements et les éléments en suspens.

Source : SAnews.gov.za

Source : SAnews.gov.za

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