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Côte d'Ivoire : 26 000 tonnes de cacao déjà achetées au prix garanti de 1 200 FCFA pour la campagne 2026/2027

Près de 26 000 tonnes de cacao ont été achetées aux producteurs ivoiriens entre le 7 et le 13 septembre 2026, au prix garanti de 1 200 FCFA le kilogramme, selon le Conseil du Café-Cacao (CCC). Les transactions ont été réalisées via la carte électronique du producteur et enregistrées dans le Système national de traçabilité (SNT), conformément à la norme ARS 1000 appliquée depuis le 1er septembre 2026. Le CCC recense 38 000 producteurs déjà payés intégralement via leur carte et 600 coopératives engagées dans les opérations. Trente exportateurs ont réceptionné des fèves conformes, et 450 connaissements validés dans le système SYDORE doivent permettre l'acheminement de plus de 18 000 tonnes vers Abidjan et San Pedro. Le directeur général du CCC, Yves Brahima Koné, évoque des retards liés aux terminaux de paiement, mais assure : « Le système en est encore à ses débuts, mais il fonctionne bien », et : « Nous serons prêts pour des volumes importants en octobre. » Avec environ 40 % de l'offre mondiale, la Côte d'Ivoire garde la capacité d'imposer son tempo à la filière. Repère Sankofa — La maîtrise nationale de la traçabilité et du prix du cacao renforce la souveraineté économique ivoirienne, mais exporter une matière première brute, même mieux tracée, ne suffit pas à capter la valeur ajoutée générée par la transformation en chocolat.

Rédaction Sankofa Finance·
Côte d'Ivoire : 26 000 tonnes de cacao déjà achetées au prix garanti de 1 200 FCFA pour la campagne 2026/2027

Une campagne cacaoyère qui démarre sous de nouvelles normes

La campagne cacaoyère 2026/2027 en Côte d'Ivoire a débuté avec l'achat de près de 26 000 tonnes de cacao entre le 7 et le 13 septembre 2026. Cette opération, orchestrée par le Conseil du Café-Cacao (CCC), a été réalisée au prix garanti de 1 200 FCFA le kilogramme. Ce prix est un élément crucial pour les producteurs, car il leur offre une certaine sécurité financière dans un marché souvent volatile. Les transactions ont été effectuées via la carte électronique du producteur, un système qui vise à moderniser et à sécuriser les échanges dans la filière cacao. De plus, ces opérations ont été enregistrées dans le Système national de traçabilité (SNT), conformément aux exigences de la norme ARS 1000 mise en place depuis le 1er septembre 2026. Cette norme vise à garantir la qualité et la traçabilité des fèves.

Des défis à surmonter pour une mise en œuvre efficace

Malgré ces avancées, le démarrage de la campagne n'a pas été exempt de difficultés. Des retards liés à la mise en place des terminaux de paiement électronique ont été signalés, ce qui a impacté le volume des transactions dans les premiers jours. Yves Brahima Koné, le directeur général du CCC, a reconnu ces défis, tout en se montrant optimiste quant à l'évolution du système. Il a affirmé que le processus, bien que lent, est en bonne voie et que des volumes plus importants sont attendus dès le mois d'octobre. 38 000 producteurs ont déjà effectué des transactions avec leur carte et perçu intégralement le prix garanti. Quelque 600 coopératives ont, pour leur part, participé aux opérations d’achat et de livraison des fèves, avec l’utilisation des sacs et scellés permettant d’en assurer le suivi. De plus, 30 exportateurs ont déjà réceptionné des fèves conformes aux normes, et 450 connaissements ont été validés, permettant ainsi l'acheminement de plus de 18 000 tonnes vers les ports d'Abidjan et de San Pedro.

Un rôle clé sur le marché mondial

Avec environ 40 % de la production mondiale de cacao, la Côte d'Ivoire joue un rôle central sur le marché international. La fluidité des opérations dans les prochaines semaines sera donc particulièrement scrutée, notamment en raison de l’importance du marché européen, qui absorbe environ 70 % des fèves ivoiriennes exportées. Cette dynamique pourrait renforcer la position de la Côte d'Ivoire en tant qu'acteur majeur du secteur, à condition que les nouvelles procédures soient pleinement intégrées et fonctionnelles. La maîtrise de la traçabilité et du prix du cacao est un pas vers une plus grande souveraineté économique pour le pays. Cependant, exporter une matière première brute, même mieux tracée, ne suffit pas à capter la valeur ajoutée générée par la transformation en chocolat.

Source : RTI Info (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)

Source : RTI Info (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)

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