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CEA : l'institution plaide pour une fiscalité des TIC mieux calibrée pour booster le numérique africain

La Commission économique pour l'Afrique (CEA) a réuni 144 participants issus de 46 pays, dont 34 pays africains et 12 pays d'autres régions, lors d'un atelier en ligne tenu le 17 septembre 2026 pour présenter son modèle d'optimisation de la fiscalité des technologies de l'information et de la communication (TIC) en Afrique. Selon la CEA, l'institution plaide pour une fiscalité du secteur TIC plus équilibrée et orientée vers la croissance, afin de rendre les services numériques plus abordables, encourager l'investissement et favoriser une transformation numérique inclusive. Ouvrant les travaux, Mactar Seck, chef de la section Technologies émergentes et de pointe, innovation et transformation numérique à la CEA, a souligné que la fiscalité des TIC doit être envisagée au regard de la contribution économique globale du secteur, non uniquement sous l'angle des recettes fiscales à court terme. La chercheuse Mariamawit Ayele a relevé un écart persistant entre la couverture des réseaux et l'usage réel des services numériques, l'accessibilité financière, l'accès limité aux terminaux et les compétences numériques figurant parmi les freins à l'adoption. Le rapport examine l'impact des droits d'accise et autres taxes sectorielles sur les prix, l'investissement et l'adoption, et recommande des réformes progressives fondées sur des données fiables. Un outil de simulation, le ECA ICT Tax Impact Calculator, a été présenté aux gouvernements. « L'outil ne vise pas à imposer une baisse uniforme des taxes, mais à aider les gouvernements à évaluer différentes options avec des données propres à chaque pays », a précisé Mactar Seck. Kossi Amessinou, du ministère de l'Économie et des Finances du Bénin, a salué l'approche fondée sur des données probantes, tandis que Caroline Mbugua, de la GSMA, a affirmé que l'industrie mobile a « l'incitation et la capacité démontrée » à offrir des services plus abordables si la fiscalité devient proportionnée et prévisible. Pour les États africains, ...

Rédaction Sankofa Finance·
CEA : l'institution plaide pour une fiscalité des TIC mieux calibrée pour booster le numérique africain

Francais a Londres

La CEA et la fiscalité des TIC : un appel à l'optimisation pour le développement numérique en Afrique

La Commission économique pour l'Afrique (CEA) a récemment organisé un atelier en ligne rassemblant 144 participants issus de 46 pays, dont 34 pays africains. Cet événement, tenu le 17 septembre 2026, visait à présenter un modèle d'optimisation de la fiscalité des technologies de l'information et de la communication (TIC) en Afrique. L'objectif de la CEA est de promouvoir une fiscalité plus équilibrée et orientée vers la croissance, afin de rendre les services numériques plus abordables, d'encourager l'investissement et de favoriser une transformation numérique inclusive. Mactar Seck, chef de la section Technologies émergentes et de pointe à la CEA, a ouvert les travaux en soulignant que la fiscalité des TIC doit être envisagée dans le cadre de la contribution économique globale du secteur. Il a insisté sur le fait qu'il ne faut pas se limiter à une vision à court terme axée sur les recettes fiscales. Cette approche vise à reconnaître l'importance croissante du secteur numérique dans l'économie africaine.

Les défis de l'adoption des services numériques

La chercheuse Mariamawit Ayele a mis en lumière les défis persistants qui entravent l'adoption des services numériques en Afrique. Malgré l'expansion de la couverture des réseaux, un écart persistant entre la couverture des réseaux et l'usage réel des services numériques. Les obstacles tels que l'accessibilité financière, l'accès limité aux terminaux et le manque de compétences numériques sont des freins majeurs à l'adoption de ces technologies. Le rapport de la CEA examine également l'impact des droits d'accise et d'autres taxes sectorielles sur les prix des services numériques, l'investissement et l'adoption des technologies. Il recommande des réformes progressives basées sur des données fiables, afin que chaque pays puisse adapter sa fiscalité aux réalités économiques locales.

Outils d'évaluation pour une fiscalité adaptée

Lors de l'atelier, un outil de simulation, le ECA ICT Tax Impact Calculator, a été présenté aux gouvernements. Cet outil a pour but d'aider les États à évaluer différentes options fiscales en utilisant des données spécifiques à chaque pays. Mactar Seck a précisé que cet outil ne vise pas à imposer une réduction uniforme des taxes, mais à permettre aux gouvernements de modéliser les impacts de différentes réformes fiscales. Kossi Amessinou, représentant du ministère de l'Économie et des Finances du Bénin, a salué cette approche fondée sur des données probantes, soulignant l'importance d'une compréhension claire des revenus générés par différents ICT-related taxes avant d'introduire des changements. Il a également insisté sur la nécessité de réformes ciblées qui tiennent compte des spécificités des sous-secteurs, tels que les internet services, devices and e-commerce.

Un appel à la collaboration pour le développement numérique

Caroline Mbugua, de la GSMA, a souligné que l'industrie mobile a la capacité et l'incitation à offrir des services plus abordables si la fiscalité est proportionnée et prévisible. Ce constat est crucial pour les États africains qui cherchent à stimuler la croissance économique à travers le numérique. Les discussions lors de l'atelier ont également abordé des sujets variés tels que la taxation des services de mobile money, l'économie informelle, et les écarts de genre dans l'accès numérique. Les participants ont souligné l'importance d'équilibrer les objectifs fiscaux avec l'accessibilité et l'investissement, soutenus par des données transparentes et une évaluation régulière.

Ce que cela change

Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cette initiative de la CEA représente une opportunité significative. Une fiscalité des TIC mieux calibrée pourrait réduire les coûts d'accès aux services numériques, favorisant ainsi l'innovation et l'entrepreneuriat. Pour une PME, cela signifie potentiellement un accès plus facile à des outils numériques abordables, renforçant sa compétitivité sur le marché. La possibilité d'utiliser des outils comme le ECA ICT Tax Impact Calculator permettrait également aux entreprises de mieux anticiper les impacts fiscaux de leurs décisions stratégiques. Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

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