Afrique du Sud : Ramaphosa appelle à davantage de transformation locale des minerais dans le Northern Cape
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a inauguré vendredi la phase II de l'usine de concentration de Gamsberg, exploitée par le groupe indien Vedanta à Aggeneys, dans le Northern Cape. L'extension double la capacité annuelle de traitement du minerai, d'environ 4 à 8 millions de tonnes, et porte la production de concentré de zinc à près de 500 000 tonnes par an, plaçant Gamsberg parmi les principaux sites de zinc au monde, selon les chiffres disponibles. Plus de 1 500 personnes ont été employées pendant la construction, et entre 800 et 1 000 emplois devraient être maintenus en exploitation. « Pourquoi la richesse minérale sous notre sol devrait-elle créer davantage d'opportunités industrielles ailleurs que chez nous ? », a déclaré le président Ramaphosa, appelant à retenir une part croissante de la valeur générée par les minerais nationaux. Il a salué l'ambition de Vedanta d'implanter une fonderie de zinc dans la province, sous réserve d'une électricité compétitive et d'un cadre réglementaire favorable. Ramaphosa a désigné la zone économique spéciale de Namakwa, avec Vedanta comme investisseur ancre, comme pivot d'un corridor industriel associant le port projeté de Boegoebaai et les initiatives d'Upington. Pour le Northern Cape, l'enjeu est de transformer une province minière en pôle industriel captant emplois et fournisseurs locaux plutôt que d'exporter un minerai brut à faible valeur ajoutée. Le pari se heurte toutefois à des contraintes connues — fiabilité électrique d'Eskom, logistique ferroviaire et portuaire de Transnet — qui ont freiné d'autres projets de fonderie sur le continent, même si la demande mondiale de zinc, portée par la construction et la transition énergétique, reste soutenue. Repère Sankofa — Transformer le minerai brut en métal raffiné sur place est un pas vers la souveraineté économique, mais il reste partiel tant que...
Yuri Krupenin
Ramaphosa et la transformation des minerais : un appel à l'industrialisation locale
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a récemment inauguré la phase II de l'usine de concentration de Gamsberg, exploitée par le groupe indien Vedanta dans le Northern Cape. L'expansion de l'usine de Gamsberg, qui devrait produire près de 500 000 tonnes de concentré de zinc par an, est présentée comme un levier crucial pour établir le Northern Cape comme un pôle de transformation minière. Dans son discours, Ramaphosa a souligné l'importance de ne pas se contenter d'exporter des minerais bruts ou semi-transformés, mais de favoriser un processus de transformation locale. Il a posé une question provocatrice : « Pourquoi la richesse minérale sous notre sol devrait-elle créer davantage d'opportunités industrielles ailleurs que chez nous ? » Cette interrogation met en lumière le défi auquel l'Afrique du Sud fait face depuis longtemps : la nécessité de conserver une part plus importante de la valeur générée par ses ressources naturelles.
Une ambition de transformation minière
Ramaphosa a mis en avant la nécessité d'élargir les capacités de raffinage et de fabrication, tout en soutenant les fournisseurs locaux, les ingénieurs et les entrepreneurs. En effet, l'Afrique du Sud a longtemps été critiquée pour avoir exporté ses minerais, ne bénéficiant que de peu de retombées économiques et technologiques.
Les défis à surmonter
Cependant, cette ambition de transformation locale n'est pas sans défis. Ramaphosa a évoqué des contraintes telles que la fiabilité de l'approvisionnement électrique d'Eskom et les infrastructures logistiques de Transnet, qui ont déjà freiné d'autres projets similaires sur le continent. La question de l'électricité compétitive est cruciale, car elle conditionne la viabilité des investissements dans des projets de fonderie et de transformation.
Une vision intégrée pour le Northern Cape
Le président a mis en avant la zone économique spéciale de Namakwa comme un élément central de cette vision. Avec Vedanta comme investisseur clé, cette zone pourrait devenir un catalyseur pour attirer d'autres investissements dans la transformation minière et l'industrialisation. Ramaphosa a également souligné l'importance d'une planification coordonnée entre les différents niveaux de gouvernement, les entreprises publiques et les investisseurs privés pour garantir que ces développements avancent de manière intégrée.
Ce que cela change
En participant à ce processus, ils pourraient non seulement bénéficier de nouvelles opportunités économiques, mais aussi contribuer à une dynamique de développement durable qui valorise les ressources locales. L'appel de Ramaphosa à une plus grande transformation locale des minerais résonne comme une invitation à repenser la manière dont les ressources naturelles sont exploitées et valorisées, ouvrant ainsi la voie à un avenir économique plus autonome et durable pour l'Afrique du Sud et, potentiellement, pour d'autres pays du continent. Source : SAnews.gov.za
Source : SAnews.gov.za
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