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Afrique centrale : la CEA appelle à accélérer les réformes pour booster investissement, emplois et diversification économique

La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) réunit du 13 au 15 octobre 2026 à Yaoundé la 42e session du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d'experts (ICSOE) pour l'Afrique centrale, consacrée à l'accélération des réformes pour dynamiser le secteur privé à mi-parcours de la décennie de diversification économique 2021-2030 en Afrique centrale. La rencontre réunit États d'Afrique centrale, communautés économiques régionales, secteur privé, monde académique et partenaires techniques et financiers. Une étude du Bureau sous-régional de la CEA pointe un écart persistant entre réformes adoptées depuis 2017, après l'effondrement des prix du pétrole, et leur application effective. Malgré des avancées en simplification administrative, numérisation et modernisation fiscale, les entreprises restent freinées par la complexité réglementaire, le manque d'infrastructures et l'accès limité au financement. En 2025, hors Burundi, aucun pays de la CEEAC n'affichait un crédit au secteur privé supérieur à 20 % du PIB, contre une moyenne mondiale de 140,3 %. Entre 2017 et 2025, la valeur ajoutée manufacturière a progressé dans certains pays mais reculé ailleurs, sans qu'aucun État n'atteigne les niveaux de la Malaisie ou de la Thaïlande. « Dans un environnement plus prévisible, les entreprises peuvent accroître l'investissement productif, transformer localement les ressources naturelles, créer des emplois et saisir les opportunités de la ZLECAf », a déclaré Jean-Luc Mastaki, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique centrale. Ce décalage entre textes adoptés et résultats mesurés pénalise les PME, qui ont besoin de financement de moyen et long terme. Il s'explique par des facteurs internes — suivi centré sur les textes plutôt que sur les résultats, faible coordination public-privé. Repère Sankofa — Transformer locale...

Rédaction Sankofa Finance·
Afrique centrale : la CEA appelle à accélérer les réformes pour booster investissement, emplois et diversification économique

Réformes nécessaires pour le secteur privé en Afrique centrale

La Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA) réunit du 13 au 15 octobre 2026 à Yaoundé la 42e session du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d'experts (ICSOE) pour l'Afrique centrale, consacrée à l'accélération des réformes pour dynamiser le secteur privé à mi-parcours de la décennie de diversification économique 2021-2030 en Afrique centrale. La rencontre réunit États d'Afrique centrale, communautés économiques régionales, secteur privé, monde académique et partenaires techniques et financiers. Une étude du Bureau sous-régional de la CEA pointe un écart persistant entre réformes adoptées depuis 2017, après l'effondrement des prix du pétrole, et leur application effective. Malgré des avancées en simplification administrative, numérisation et modernisation fiscale, les entreprises restent freinées par la complexité réglementaire, le manque d'infrastructures et l'accès limité au financement.

Un environnement économique complexe

En 2025, hors Burundi, aucun pays de la CEEAC n'affichait un crédit au secteur privé supérieur à 20 % du PIB, contre une moyenne mondiale de 140,3 %. Ce décalage entre textes adoptés et résultats mesurés pénalise les PME, qui ont besoin de financement de moyen et long terme. Entre 2017 et 2025, la valeur ajoutée manufacturière a progressé dans certains pays mais reculé ailleurs, sans qu'aucun État n'atteigne les niveaux de la Malaisie ou de la Thaïlande. Cela souligne l'importance d'un suivi efficace des réformes, qui devrait être centré non seulement sur les textes adoptés, mais aussi sur les résultats concrets obtenus par les entreprises.

Un appel à l'action

« Dans un environnement plus prévisible, les entreprises peuvent accroître l'investissement productif, transformer localement les ressources naturelles, créer des emplois et saisir les opportunités de la ZLECAf », a déclaré Jean-Luc Mastaki, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l'Afrique centrale. Les enjeux de ces réformes vont bien au-delà de la simple amélioration des indicateurs de l'environnement des affaires. Ils concernent directement la capacité de l'Afrique centrale à créer plus de valeur localement, à réduire sa vulnérabilité externe et à générer des emplois productifs. Pour cela, le dialogue public-privé doit être renforcé, et une meilleure coordination entre les politiques nationales et régionales est essentielle.

Un avenir à construire

La CEA appelle donc à une mobilisation accrue des acteurs privés pour soutenir la transformation productive de la sous-région. Cela implique non seulement de faciliter l'accès au financement, mais aussi de promouvoir une approche axée sur des projets bancables, particulièrement pour les infrastructures productives et les corridors régionaux stratégiques. L'objectif est clair : créer les conditions nécessaires pour que les entreprises puissent investir davantage, produire plus et jouer un rôle de leadership dans la diversification économique de l'Afrique centrale. La mise en œuvre effective des réformes est donc cruciale pour transformer les ambitions en réalité.

Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

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