Ouganda : le gouvernement impose la rotation des chauffeurs de bus sur les longs trajets pour lutter contre la fatigue
Le gouvernement ougandais a instauré une nouvelle règle obligeant les compagnies de bus à changer de chauffeur après de longs trajets, selon Nile Post relayé par AllAfrica le 11 août 2026. La mesure vise à réduire la fatigue au volant, identifiée comme facteur aggravant dans une série d'accidents mortels survenus ces dernières semaines sur le réseau routier ougandais. La source ne précise ni l'autorité exacte ayant émis la directive, ni le nombre d'accidents concernés, ni le bilan humain des sinistres récents. Elle indique en revanche que la rotation des conducteurs devient une obligation pour les opérateurs assurant des liaisons longue distance, un secteur dominé par des compagnies privées circulant notamment sur les axes Kampala-Gulu, Kampala-Mbarara et Kampala-Kabale. Pour les compagnies de transport, la mesure implique un surcoût lié à l'emploi de chauffeurs supplémentaires et à la réorganisation des horaires, avec un risque de répercussion sur les tarifs des billets. Pour les usagers, elle promet une réduction du risque d'accidents liés à l'épuisement, sous réserve d'une application effective par les opérateurs. L'Ouganda figure parmi les pays d'Afrique de l'Est enregistrant le plus grand nombre de décès routiers, la police nationale pointant régulièrement l'excès de vitesse et la fatigue des chauffeurs comme causes récurrentes. Le pays s'inscrit ainsi dans une dynamique régionale, le Kenya et la Tanzanie ayant déjà imposé des limiteurs de vitesse et des règles de rep
Markus Winkler
Une nouvelle réglementation pour la sécurité routière en Ouganda
Le gouvernement ougandais a récemment mis en place une directive visant à renforcer la sécurité sur les routes en imposant la rotation des chauffeurs de bus sur les trajets longue distance. Cette mesure, qui s'inscrit dans un contexte préoccupant d'accidents mortels sur le réseau routier, a pour objectif principal de lutter contre la fatigue au volant, un facteur souvent cité dans les rapports d'accidents. La décision de changer de conducteur après de longs trajets concerne spécifiquement les compagnies de transport opérant sur des liaisons telles que Kampala-Gulu, Kampala-Mbarara et Kampala-Kabale. Bien que la source ne précise pas l'autorité ayant émis cette directive, il est évident que la rotation des conducteurs devient une obligation pour les opérateurs assurant des liaisons longue distance, un secteur dominé par des compagnies privées.
Un coût supplémentaire pour les compagnies de transport
Pour les entreprises de transport, cette nouvelle obligation entraîne des implications financières non négligeables. L'embauche de chauffeurs supplémentaires et la nécessité de réorganiser les horaires de travail peuvent générer des surcoûts. Ces ajustements pourraient potentiellement se traduire par une augmentation des tarifs des billets pour les usagers. Cependant, la mesure vise également à garantir une meilleure sécurité pour les passagers. En réduisant le risque d'accidents liés à l'épuisement des conducteurs, le gouvernement espère améliorer la confiance des usagers dans les services de transport public. Cela pourrait également contribuer à une image plus positive du secteur du transport en Ouganda, qui souffre d'une réputation entachée par des accidents fréquents.
Un contexte de sécurité routière préoccupant
L'Ouganda fait face à un défi majeur en matière de sécurité routière, étant l'un des pays d'Afrique de l'Est les plus touchés par les accidents de la route. La police nationale pointant régulièrement l'excès de vitesse et la fatigue des chauffeurs comme causes récurrentes d'accidents. En adoptant cette nouvelle réglementation, le gouvernement espère s'inscrire dans une dynamique régionale de sécurité routière, à l'instar du Kenya et de la Tanzanie, qui ont déjà mis en place des mesures similaires, telles que des limiteurs de vitesse. Cette initiative pourrait également servir de modèle pour d'autres pays de la région, en montrant que des actions concrètes peuvent être prises pour réduire le nombre d'accidents et améliorer la sécurité des usagers de la route.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur dans le secteur du transport en Ouganda, cette réglementation signifie qu'il est désormais essentiel de planifier des coûts supplémentaires liés à l'emploi de chauffeurs supplémentaires. Cela pourrait également nécessiter une révision des modèles d'affaires pour intégrer ces nouvelles exigences. Pour une PME, cela signifie qu'il faudra peut-être investir dans des formations pour les chauffeurs afin de garantir une rotation efficace et sécurisée. En fin de compte, cette mesure pourrait améliorer la réputation du secteur du transport, attirant ainsi davantage de clients soucieux de leur sécurité. Source : AllAfrica (Nile Post)
Source : AllAfrica (Nile Post)
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