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Côte d’Ivoire : L’État mobilise 2 000 milliards de FCFA pour porter à 75 % la couverture des besoins alimentaires d’ici 2030

Le gouvernement ivoirien prévoit de mobiliser près de 2 000 milliards de FCFA d'ici à 2030 pour porter de 36 % à 75 % le taux de couverture des besoins nationaux en protéines animales et halieutiques, a annoncé le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, le 26 octobre. Cette ambition s'inscrit dans la deuxième génération de la Politique nationale de développement de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture (PONADEPA) 2026-2030. Le financement de ce programme, estimé à près de 2 000 milliards de FCFA, repose à 80 % sur une contribution attendue du secteur privé. Parmi les axes retenus figure le développement de l'économie bleue, destinée à valoriser le potentiel halieutique national. « Le deuxième levier, c'est l'économie bleue, qui porte sur la valorisation de tout le potentiel de production de la pêche, depuis la pêche jusqu'à l'assiette », a détaillé Sidi Tiémoko Touré. La production nationale de poisson ne couvre aujourd'hui que 12 % des besoins du pays, selon les données présentées par le ministre, qui a qualifié la souveraineté alimentaire d'« impératif ».

Rédaction Sankofa Finance·
Côte d’Ivoire : L’État mobilise 2 000 milliards de FCFA pour porter à 75 % la couverture des besoins alimentaires d’ici 2030

Une ambition de souveraineté alimentaire

La Côte d’Ivoire se fixe un objectif ambitieux : porter à 75 % la couverture de ses besoins alimentaires en protéines animales et halieutiques d'ici 2030. Cette initiative a été annoncée par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, et s'inscrit dans la deuxième génération de la Politique nationale de développement de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture (PONADEPA) pour la période 2026-2030. Cette démarche vise à répondre à un défi majeur auquel le pays fait face : la dépendance aux importations de ces produits. Le gouvernement prévoit ainsi de mobiliser près de 2 000 milliards de FCFA pour atteindre cet objectif, dont 80 % proviendront du secteur privé.

L'économie bleue comme levier de développement

Un des axes stratégiques de cette politique est le développement de l'économie bleue, qui vise à valoriser le potentiel halieutique national. Selon le ministre, cette approche englobe l'ensemble de la chaîne de valeur, depuis la pêche jusqu'à la consommation. En effet, la Côte d’Ivoire dispose de ressources maritimes et fluviales considérables, mais la production nationale de poisson ne couvre actuellement que 12 % des besoins du pays. Cela met en lumière les efforts nécessaires pour améliorer l'offre locale et réduire la dépendance aux importations. La valorisation des ressources halieutiques pourrait également engendrer des retombées économiques significatives, en créant des emplois et en soutenant les communautés côtières. Ainsi, la mise en œuvre de cette stratégie pourrait avoir des effets bénéfiques non seulement sur la sécurité alimentaire, mais aussi sur le développement économique des régions concernées.

Un défi d'investissement et de mise en œuvre

Malgré les ambitions affichées, le défi reste de concrétiser les investissements nécessaires pour accroître la production nationale. La mobilisation de 2 000 milliards de FCFA représente un enjeu majeur, tant pour le gouvernement que pour les acteurs du secteur privé. La réussite de ce projet dépendra donc de la capacité à attirer des investissements et à instaurer un cadre favorable à l'essor de l'agriculture et de la pêche. Le ministre a souligné que la souveraineté alimentaire est un impératif pour le pays. Cela implique non seulement d'augmenter la production, mais aussi de garantir la durabilité des pratiques agricoles et halieutiques. En effet, la gestion des ressources naturelles doit être pensée sur le long terme pour éviter l'épuisement des stocks et préserver l'environnement.

Ce que cela change

Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cette initiative représente une opportunité à saisir. Le développement de l'économie bleue et la volonté de renforcer la production locale ouvrent des perspectives intéressantes dans les secteurs de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture. Pour une PME, cela signifie qu'il pourrait y avoir des possibilités de partenariats avec l'État ou d'autres acteurs privés dans le cadre de cette politique. Les investissements dans les infrastructures, la formation et l'innovation pourraient également être encouragés, offrant ainsi un terrain fertile pour les initiatives entrepreneuriales. En somme, la Côte d’Ivoire se positionne sur un chemin de transformation de son secteur alimentaire, avec des implications significatives pour la sécurité alimentaire et le développement économique. Toutefois, la réalisation de ces objectifs dépendra de la mise en œuvre effective des stratégies annoncées et de la mobilisation des ressources nécessaires. Source : RTI Info (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)

Source : RTI Info (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)

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