CEA-ONU : l'agence onusienne forme les équipes pays sur la notation de crédit souverain et le financement du développement
La Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations unies et le Bureau de la coordination du développement (DCO) ont lancé le 22 septembre 2026 à Addis-Abeba un cycle de formation intitulé « Sovereign Credit Ratings for Policy and Development Finance », destiné aux économistes des bureaux des coordonnateurs résidents de l'ONU à travers le monde, selon un communiqué de la CEA. Le programme s'articule en trois sessions. La première traite de l'impact des notations souveraines sur la politique macroéconomique et la tarification du risque, avec l'intervention de Samira Mensah, de S&P Global Ratings. La deuxième examine les déterminants des notations - performance macroéconomique, gouvernance, critères ESG, transparence des données - avec Anushka Bogdanov, fondatrice de Risk Insights, ainsi que des retours d'expérience nationaux d'Alaa Abdel Rahman (ministère des Finances égyptien) et Joseph Alimamy Thullah (ministère des Finances de Sierra Leone). La troisième porte sur la régulation des agences de notation et la restructuration de dette, avec Daniel Cash (Aston University) et Stephana Hoareau, analyste principale de la dette au ministère des Finances des Seychelles. Misheck Mutize, du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs de l'Union africaine, y présente l'état d'avancement de l'Agence africaine de notation de crédit (AfCRA). Les sessions sont animées par Sonia Essobmadje, cheffe de la Section mobilisation des ressources intérieures de la CEA, et Jean-Marc Kilolo. Cette montée en compétence vise à mieux outiller les équipes pays de l'ONU face à des notations qui conditionnent directement le coût d'emprunt, l'accès aux marchés et la marge budgétaire des pays africains pour financer les Objectifs de développement durable et l'Agenda 2063.
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Une initiative pour renforcer la compréhension des notations souveraines
La Commission économique pour l'Afrique (CEA) des Nations unies, en collaboration avec le Bureau de la coordination du développement (DCO), a lancé le 22 septembre 2026 à Addis-Abeba un programme de formation intitulé « Sovereign Credit Ratings for Policy and Development Finance ». Cette initiative vise à renforcer les compétences des économistes travaillant dans les bureaux des coordonnateurs résidents de l'ONU à travers le monde. L'objectif est de leur fournir des outils analytiques pour mieux appréhender les implications des notations souveraines sur la politique macroéconomique, la durabilité de la dette et le financement du développement. Dans un contexte où les vulnérabilités liées à la dette sont de plus en plus pressantes, et où les conditions financières mondiales se resserrent, les notations souveraines ont assumé une importance croissante pour les économies en développement. Ces évaluations peuvent influencer les options de financement des gouvernements, façonner les perceptions du marché, et impacter les décisions d'investissement. Ainsi, la capacité à naviguer dans ce paysage complexe devient essentielle pour les pays africains cherchant à financer leurs objectifs de développement durable.
Un programme structuré en trois sessions
Le programme de formation se décline en trois sessions distinctes. La première se concentre sur l'impact des notations souveraines sur la politique macroéconomique et la tarification du risque. Samira Mensah de S&P Global Ratings y présente comment les actions de notation interagissent avec les fondamentaux macroéconomiques et les attentes du marché. La session explore comment les notations influencent les stratégies de gestion de la dette, les coûts d'emprunt et les perceptions des investisseurs dans les économies africaines. La deuxième session examine les déterminants des notations - performance macroéconomique, gouvernance, critères ESG, transparence des données - avec des retours d'expérience nationaux d'Alaa Abdel Rahman (ministère des Finances égyptien) et Joseph Alimamy Thullah (ministère des Finances de Sierra Leone). Enfin, la troisième session traite des cadres réglementaires régissant les agences de notation et des processus de restructuration de la dette. Daniel Cash d'Aston University y aborde le paysage réglementaire en évolution et les défis liés à la dette souveraine. Les participants examinent également des leçons tirées des crises de la dette en Afrique à travers une étude de cas présentée par Stephana Hoareau, analyste principale de la dette au ministère des Finances des Seychelles.
Renforcer les capacités d'analyse au sein de l'ONU
L'initiative vise à doter les équipes pays de l'ONU d'une meilleure compréhension des notations souveraines et de leurs implications pour le financement du développement. En renforçant leur capacité d'analyse, ces équipes pourront soutenir un dialogue politique fondé sur des données probantes et fournir des analyses éclairées sur les défis de financement auxquels font face les pays concernés. Cette montée en compétence vise à mieux outiller les équipes pays de l'ONU face à des notations qui conditionnent directement le coût d'emprunt, l'accès aux marchés et la marge budgétaire des pays africains pour financer les Objectifs de développement durable et l'Agenda 2063.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cette initiative de formation signifie une opportunité d'accéder à des analyses plus approfondies sur les notations souveraines et leurs impacts. Autrement dit, une meilleure compréhension des dynamiques de notation peut influencer les décisions d'investissement et de financement. Pour une PME, cela signifie qu'une connaissance approfondie des critères qui influencent les notations peut aider à anticiper les conditions d'accès au crédit et à ajuster les stratégies de développement en conséquence. En somme, cette initiative pourrait contribuer à créer un environnement économique plus stable et prévisible pour les acteurs économiques en Afrique. Source : CEA-ONU (UNECA)
Source : CEA-ONU (UNECA)
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