Burkina Faso : Raffinor-BF, une première raffinerie d'or pour renforcer la transformation locale
Le Burkina Faso a inauguré, le 28 septembre 2026 à Ouagadougou, Raffinor-BF, présentée par le ministère chargé des Mines comme la première raffinerie d'or du pays, pour un investissement officiel de 11 milliards de FCFA (environ 19 millions de dollars), financé par la Société nationale des substances précieuses (SONASP) et des partenaires privés, selon RTI Info. Installée sur cinq hectares à Ouaga 2000, l'unité affiche une capacité annoncée de 164 tonnes d'or par an, contre 150 tonnes selon d'autres données communiquées (400 kg/jour) — une divergence sur la capacité exacte. Elle doit produire des lingots d'une pureté de 99,9 % à 99,99 % et comprend fonderie, laboratoire d'analyse, stockage sécurisé et unité de bijouterie. « Notre sous-sol est riche et le peuple doit profiter pleinement de ses ressources », a déclaré le président Ibrahim Traoré. L'or, premier produit d'exportation du pays depuis 2009 devant le coton, a rapporté près de 541 milliards de FCFA à l'État en 2022. En 2025, le Burkina Faso comptait 15 mines industrielles pour une production de 94 tonnes. Raffinor-BF doit permettre de retenir localement une part accrue de cette valeur, jusque-là exportée en grande partie sous forme de doré brut. Repère Sankofa — Une raffinerie ne suffit pas à garantir seule la souveraineté sur une ressource : cela suppose aussi le contrôle des circuits de commercialisation. Le Burkina Faso reste par ailleurs arrimé au FCFA, une monnaie dont il ne fixe pas seul les paramètres.

Une avancée significative pour le Burkina Faso
Le Burkina Faso fait un pas important vers la valorisation de ses ressources naturelles avec l'inauguration de Raffinor-BF, la première raffinerie d'or du pays. Ce projet, qui a vu le jour grâce à un investissement de 11 milliards de FCFA, soit environ 19 millions de dollars, est le fruit d'un partenariat entre la Société nationale des substances précieuses (SONASP) et des acteurs privés. Située sur un site de cinq hectares à Ouaga 2000, cette raffinerie a pour objectif de transformer l'or doré en lingots d'une pureté de 99,9 % à 99,99 %. L'importance de cette raffinerie réside dans sa capacité à transformer localement l'or, une ressource précieuse que le Burkina Faso exporte principalement sous forme de doré brut. Avec une capacité initiale annoncée de 164 tonnes d’or par an. D’autres données communiquées sur l’installation font état d’une capacité pouvant atteindre 400 kilogrammes d’or par jour, soit environ 150 tonnes par an, Raffinor-BF pourrait significativement augmenter la part de la valeur ajoutée conservée dans le pays. En effet, le président Ibrahim Traoré a souligné que le peuple burkinabè doit bénéficier de la richesse de son sous-sol, ce qui témoigne d'une volonté politique de mieux maîtriser la chaîne de valeur de l'or.
Un secteur aurifère en pleine expansion
L'or est devenu le premier produit d'exportation du Burkina Faso depuis 2009, surpassant le coton. En 2022, il a rapporté près de 541 milliards de FCFA à l'État. Cette dynamique s'accompagne d'une augmentation de la production aurifère, avec 15 mines industrielles en activité et une production totale de 94 tonnes d'or en 2025. L'inauguration de Raffinor-BF s'inscrit donc dans un contexte favorable à la transformation locale des ressources minières. La raffinerie comprend également des installations complémentaires telles qu'une fonderie, un laboratoire d'analyse, un espace sécurisé de stockage et une unité de bijouterie. Ces infrastructures visent à renforcer l'encadrement du secteur aurifère et à assurer une meilleure gestion des opérations liées à la transformation et à la commercialisation de l'or.
Vers une souveraineté économique accrue
Le lancement de Raffinor-BF est un élément clé d'une politique plus large visant à renforcer la souveraineté économique du Burkina Faso. Depuis mai 2026, le gouvernement dispose également du Fonds souverain minier Siniyan-Sigui, destiné à financer des investissements structurants dans le secteur minier. Cette initiative vise à réduire la dépendance du pays à l'égard des exportations de matières premières non transformées et à favoriser une approche plus intégrée de la gestion des ressources naturelles. Cependant, il est important de noter qu'une raffinerie ne garantit pas à elle seule la souveraineté sur une ressource. Cela nécessite également un contrôle des circuits de commercialisation et une gestion efficace des revenus générés par l'exploitation minière. De plus, le Burkina Faso reste arrimé au FCFA, une monnaie dont il ne fixe pas seul les paramètres, ce qui soulève des questions sur la véritable autonomie économique du pays.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, l'inauguration de Raffinor-BF représente une opportunité significative. Autrement dit, cela ouvre la voie à une chaîne de valeur plus complète dans le secteur aurifère, permettant aux acteurs locaux de participer davantage à la transformation et à la commercialisation de l'or. Pour une PME, cela signifie potentiellement un accès à de nouveaux marchés et à des partenariats stratégiques dans un secteur en pleine expansion. En outre, cette initiative pourrait encourager d'autres investissements dans le secteur minier et au-delà, favorisant ainsi un environnement économique plus dynamique et inclusif. Source : RTI Info (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)
Source : RTI Info (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne)
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