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Afrique Assurance : Groupe ACTIVA plaide pour une mobilisation structurée de l'épargne longue afin de financer infrastructures et entreprises

Jean-Philippe Lowe, directeur général adjoint du Groupe ACTIVA, appelle à une mobilisation plus structurée de l'épargne longue de l'assurance pour financer infrastructures, entreprises et transformation économique du continent, dans un entretien publié le 10 août 2026 par Financial Afrik. Il explique que son parcours « s'est forgé au point de rencontre de trois disciplines : la finance, la gestion des risques et l'assurance », et plaide pour que ce secteur, longtemps cantonné à la protection des assurés, devienne un réservoir majeur de financement domestique. Fondé en 1996 à Douala par Richard Lowe, le Groupe ACTIVA opère aujourd'hui dans plusieurs pays d'Afrique centrale et de l'Ouest, dont le Cameroun, le Congo et le Gabon. Le montant des actifs gérés par le groupe n'a pas été précisé dans l'entretien. Pour les États, une épargne assurantielle mieux mobilisée réduirait la dépendance aux financements extérieurs pour les grands projets. Pour les assureurs et assurés, cela suppose un renforcement de la gouvernance, condition que Jean-Philippe Lowe présente comme non négociable. Le secteur assurantiel africain affiche l'un des taux de pénétration les plus faibles au monde, dans un espace régi notamment par la Conférence Interafricaine des Marchés d'Assurances (CIMA), qui couvre quatorze pays. Cette faiblesse structurelle, conjuguée à la contraction des financements concessionnels internationaux et à la hausse du coût de la dette souveraine, renforce l'argument d'une mobilisat

Rédaction Sankofa Finance·
Afrique Assurance : Groupe ACTIVA plaide pour une mobilisation structurée de l'épargne longue afin de financer infrastructures et entreprises

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Mobiliser l'épargne longue pour financer l'Afrique

Jean-Philippe Lowe, directeur général adjoint du Groupe ACTIVA, a récemment souligné l'importance d'une mobilisation structurée de l'épargne longue provenant du secteur de l'assurance pour soutenir le financement des infrastructures et des entreprises en Afrique. Dans un entretien, il a mis en avant que l'assurance, traditionnellement perçue comme un simple mécanisme de protection, pourrait devenir un acteur clé dans le financement du développement économique du continent. J’ai rejoint le Groupe ACTIVA en 2019, avec la responsabilité de la stratégie, de la performance technique, de la transformation digitale et des relations investisseurs, avant d’être nommé Directeur Général Adjoint du Groupe il y a 3 ans. Selon lui, une meilleure mobilisation de l'épargne assurantielle pourrait réduire la dépendance des États africains aux financements extérieurs pour leurs projets d'envergure. Pour les assureurs et assurés, cela suppose un renforcement de la gouvernance, condition que Jean-Philippe Lowe présente comme non négociable.

Un potentiel sous-exploité

Le secteur de l'assurance en Afrique affiche l'un des taux de pénétration les plus faibles au monde, ce qui limite la capacité de mobilisation de l'épargne. Actuellement, les banques privilégient des financements à court terme, tandis que les marchés de capitaux restent encore peu développés. Cette situation crée un manque de capital patient, qui est pourtant essentiel pour financer des projets à long terme, tels que les infrastructures et les entreprises. C’est en cela que l’assurance est un levier de souveraineté : elle permet à nos économies de mobiliser davantage leur épargne domestique pour financer leurs propres priorités, et de desserrer une dépendance excessive aux capitaux extérieurs. Cependant, cette mobilisation ne doit jamais se faire au détriment de la protection des assurés, qui reste la première responsabilité des assureurs.

Conditions nécessaires à la mobilisation de l'épargne

Pour que l'assurance puisse véritablement contribuer au financement du développement, plusieurs conditions doivent être réunies. D'abord, il est crucial d'élargir l'assiette des assurés en proposant des produits adaptés aux ménages, aux PME et aux travailleurs du secteur informel. Ensuite, il est nécessaire de disposer d'un vivier de projets bien structurés, transparents et bancables, avec des revenus prévisibles et des mécanismes de partage des risques. Lowe évoque également la nécessité d'améliorer les instruments financiers disponibles sur le marché, notamment en développant davantage d'obligations d'entreprises et de fonds d'infrastructures. Enfin, un cadre prudentiel adapté est indispensable pour permettre une allocation diversifiée des actifs, tout en garantissant la sécurité et la solvabilité des assureurs.

Construire la confiance et l'accessibilité

La confiance des assurés est un facteur décisif pour la mobilisation de l'épargne. Les clients évaluent l'assurance au moment du sinistre, et une mauvaise expérience peut entraîner une défiance durable. Pour construire cette confiance, il est essentiel d'assurer la clarté des contrats, la transparence des processus et la rapidité des règlements. Aux assureurs, enfin, revient d’élargir la couverture, de simplifier leurs produits, d’accélérer le règlement des sinistres et de renforcer leur propre gouvernance.

Ce que cela change

Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, une mobilisation structurée de l'épargne longue pourrait signifier un accès accru à des financements stables et à long terme pour leurs projets. En outre, un secteur de l'assurance plus robuste et intégré dans l'architecture financière du continent pourrait réduire la dépendance aux financements extérieurs, renforçant ainsi la souveraineté économique des pays africains.

Source : Financial Afrik

Source : Financial Afrik

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