Afrique du Sud : Steenhuisen appelle à plus de localisation dans l'après-vente automobile, secteur de 933 milliards de rands
Le secteur sud-africain de l'après-vente automobile a généré environ 933 milliards de rands d'échanges en 2025 et contribué à hauteur de 202,6 milliards de rands au PIB, selon John Steenhuisen. S'exprimant lors du CEO Breakfast d'Automechanika Johannesburg 2026 au Gallagher Convention Centre à Midrand, selon SAnews.gov.za, il a appelé à davantage de localisation, d'investissement, de développement des compétences et d'exportations dans cette filière. Le secteur soutient plus de 310 000 emplois, soit environ 70% de l'emploi automobile total, répartis dans plus de 23 000 entreprises, majoritairement des PME. Sur les quelque 13 millions de véhicules circulant sur les routes sud-africaines, l'âge moyen avoisine 11 ans et 76% sont hors garantie, un parc vieillissant qui, selon Steenhuisen, ouvre un potentiel important pour la fabrication locale de pièces détachées. L'Afrique du Sud a importé environ 107,5 milliards de rands de pièces de rechange en 2025. « Chaque point de pourcentage supplémentaire de localisation dans les pièces de rechange représente des emplois créés, une capacité industrielle renforcée, des devises conservées et de la valeur ajoutée produite en Afrique du Sud », a-t-il déclaré. Steenhuisen a aussi relevé un déficit de 31% d'artisans automobiles qualifiés par rapport à 2009, et chiffré le coût des accidents de la route à près de 200 milliards de rands en 2025, soit environ 2,8% du PIB. Le gouvernement mène une révision du Programme de production et de développement automobile (APDP2), que Steenhuisen souhaite élargie à l'ensemble de la chaîne de valeur, au-delà de la seule fabrication de véhicules. Il a cité la Zone de libre-échange continentale africaine comme levier pour exporter pièces détachées et services spécialisés, l'Afrique du Sud disposant selon lui de l'expertise et des réseaux nécessaires pour devenir un pôle régional de l'après-vente automobile. Pour les PME, l'...
James Wiseman
Un appel à la localisation dans l'après-vente automobile
Lors du CEO Breakfast d'Automechanika Johannesburg 2026, John Steenhuisen a mis en lumière l'importance économique du secteur sud-africain de l'après-vente automobile. Le secteur a généré environ 933 milliards de rands d'échanges en 2025 et contribué à hauteur de 202,6 milliards de rands au PIB. Steenhuisen a souligné que ce secteur soutient plus de 310 000 emplois, soit environ 70% de l'emploi automobile total, répartis sur plus de 23 000 entreprises, principalement des petites et moyennes entreprises (PME). Ce tissu entrepreneurial est crucial pour l'économie locale, car il permet non seulement de générer des revenus, mais aussi de créer des opportunités d'emploi dans un contexte où le marché de l'automobile est en constante évolution.
Un parc automobile vieillissant et ses implications
Avec environ 13 millions de véhicules sur les routes sud-africaines, l'âge moyen de ces véhicules s'élève à presque 11 ans, et 76% d'entre eux sont hors garantie. Steenhuisen a souligné que ce parc vieillissant ouvre un potentiel important pour la fabrication locale de pièces détachées. En effet, l'Afrique du Sud a importé environ 107,5 milliards de rands de pièces de rechange en 2025, ce qui indique un potentiel de développement pour l'industrie locale. Chaque point de pourcentage supplémentaire de localisation dans les pièces de rechange représente des emplois créés, une capacité industrielle renforcée et de la valeur ajoutée produite en Afrique du Sud.
Le besoin de développement des compétences
Un autre point soulevé par Steenhuisen concerne le déficit de compétences dans le secteur automobile. Il a noté un déficit de 31% d'artisans automobiles qualifiés par rapport à 2009. Malgré une augmentation du nombre d'apprentissages, Steenhuisen a exprimé des préoccupations concernant le développement des compétences. Pour les PME, cela signifie qu'il est essentiel d'établir des partenariats solides entre le gouvernement, l'industrie et les institutions de formation afin de préparer les jeunes Sud-Africains aux technologies émergentes, telles que les véhicules électriques et les systèmes de diagnostic avancés.
Une stratégie axée sur l'exportation et la coopération régionale
Steenhuisen a également évoqué la révision du Programme de production et de développement automobile (APDP2), qui devrait être élargie pour inclure l'ensemble de la chaîne de valeur de l'automobile. Il a cité la Zone de libre-échange continentale africaine comme levier pour exporter pièces détachées et services spécialisés. L'Afrique du Sud disposant selon lui de l'expertise et des réseaux nécessaires pour devenir un pôle régional de l'après-vente automobile.
Ce que cela change
Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, ces développements dans le secteur de l'après-vente automobile en Afrique du Sud signifient qu'il existe une opportunité de s'engager dans un marché en pleine expansion. La localisation et le développement des compétences sont des axes stratégiques qui peuvent générer des retours sur investissement significatifs. En investissant dans la fabrication locale et en s'associant à des initiatives de formation, les PME peuvent non seulement contribuer à l'économie locale, mais aussi se positionner favorablement pour profiter des opportunités offertes par le marché régional et continental.
Source : SAnews.gov.za
Source : SAnews.gov.za
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