Éco-Finance

Afrique de l'Est : la CEA appelle à accélérer une intégration commerciale plus inclusive sous la ZLECAf

L'Afrique a attiré environ 70 milliards de dollars d'investissements directs étrangers (IDE) en 2025, tandis que les flux vers l'Afrique de l'Est ont progressé de 12 %, faisant de la région une des principales destinations d'investissement du continent, a indiqué Rodgers Mukwaya, chargé des affaires économiques à la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), lors d'un atelier d'experts tenu le 16 septembre 2026 à Kigali sur le commerce et l'investissement inclusifs sous la ZLECAf. Mukwaya a souligné la montée des entreprises kényanes comme investisseurs majeurs à l'échelle continentale, tout en alertant sur la dépendance croissante aux exportations de matières premières. Elena Acebes, économiste associée à la CEA, a rappelé que les femmes représentent 70 à 80 % des commerçants transfrontaliers informels dans plusieurs corridors africains, mais que seulement 31 % des femmes du continent utilisent Internet, contre 40 % des hommes. Elle a cité le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), qui relie plus de 30 pays, ramène les délais de paiement de plusieurs jours à quelques secondes et réduit les coûts de transaction de plus de 90 %. Andrew Mold, directeur de la CEA pour l'Afrique de l'Est, a déclaré que l'Afrique de l'Est a de solides bases pour construire un système commercial plus inclusif, mais que cela nécessitera une action soutenue aux niveaux national et régional. Des représentants de Djibouti ont souligné l'utilisation croissante du commerce électronique et des paiements numériques par les femmes entrepreneurs, tandis que les participants des Comores, des Seychelles et de Madagascar ont souligné le besoin d'une infrastructure numérique plus solide, de meilleures données sur les entreprises dirigées par des femmes, d'une meilleure connectivité logistique et d'un soutien ciblé pour les petits États insulaires en développement.

Rédaction Sankofa Finance·
Afrique de l'Est : la CEA appelle à accélérer une intégration commerciale plus inclusive sous la ZLECAf

Bob Brewer

Vers une intégration commerciale inclusive en Afrique de l'Est

L'atelier d'experts tenu le 16 septembre 2026 à Kigali sur le commerce et l'investissement inclusifs sous la ZLECAf a rassemblé des décideurs politiques, des organisations régionales, des chercheurs, des organisations de jeunesse, des jeunes entrepreneurs ainsi que des acteurs du secteur privé. Les discussions ont porté sur la performance du commerce et de l'investissement régional, la mise en œuvre des Protocoles de la ZLECAf sur l'investissement, le commerce numérique, et les femmes et les jeunes dans le commerce. Rodgers Mukwaya, chargé des affaires économiques à la CEA, a noté que l'Afrique a attiré environ 70 milliards de dollars d'investissements directs étrangers (IDE) en 2025, tandis que les flux vers l'Afrique de l'Est ont progressé de 12 %. Cette région se positionne ainsi comme l'une des principales destinations d'investissement sur le continent. Cependant, Mukwaya a également mis en garde sur la dépendance croissante aux exportations de matières premières.

Les femmes et le commerce numérique

Un point crucial abordé lors de cet atelier est la place des femmes dans le commerce transfrontalier informel. Elena Acebes, économiste associée à la CEA, a indiqué que les femmes représentent entre 70 et 80 % des commerçants informels dans plusieurs corridors africains. Toutefois, elles sont confrontées à des obstacles significatifs en matière d'accès à Internet et aux services financiers, avec seulement 31 % des femmes en Afrique utilisant Internet, contre 40 % des hommes. Acebes a noté que la digitalisation offre des opportunités significatives pour les femmes commerçantes à travers le commerce électronique, les paiements mobiles et les systèmes de commerce sans papier. Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) est un exemple concret d'innovation qui facilite les transactions en réduisant les délais de paiement de plusieurs jours à quelques secondes, tout en diminuant les coûts de transaction de manière significative.

Les défis de l'infrastructure numérique

Les participants des Comores, des Seychelles et de Madagascar ont souligné le besoin d'une infrastructure numérique plus solide. Les représentants de Djibouti ont souligné l'augmentation de l'utilisation du commerce électronique et des paiements numériques par les femmes entrepreneurs. Andrew Mold, directeur de la CEA pour l'Afrique de l'Est, a déclaré que l'Afrique de l'Est a de solides bases pour construire un système commercial plus inclusif. Cependant, il a souligné que cela nécessitera une action soutenue aux niveaux national et régional.

Les perspectives d'avenir

Les participants ont convenu de la nécessité d'accélérer l'implémentation des protocoles de la ZLECAf, d'investir davantage dans les infrastructures numériques et de soutenir les entrepreneurs, en particulier ceux issus des groupes sous-représentés. La mise en place de politiques ciblées pourrait permettre de réduire les inégalités et de favoriser une croissance inclusive, essentielle pour le développement économique de la région.

Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

Lire l'article original ↗

À lire également