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Senegal: le Pôle-Sud vise 1,8 million FCFA de PIB par habitant d'ici 2050

Le Pôle-Sud sénégalais - Ziguinchor, Kolda et Sédhiou - n'a généré que 9% du PIB national en 2023 selon les comptes régionaux de l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), alors que cette zone couvre 28 430 km² (14,5% du territoire) et compte plus de deux millions d'habitants. Un atelier de quatre jours, tenu du 29 septembre au 2 octobre 2026 à Ziguinchor, a réuni l'Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) et la Direction générale de la planification et des politiques économiques (DGPPE) du ministère sénégalais de l'Economie, du Plan et de la Coopération. L'objectif : bâtir une stratégie territoriale s'inscrivant dans la Vision Sénégal 2050, la Stratégie nationale de développement 2025-2029 et le Plan Diomaye de transformation de la Casamance. Le gouvernement vise un PIB par habitant de 1,8 million de francs CFA et un taux d'emploi de 40% dans le Pôle-Sud d'ici 2050, en misant sur l'agriculture, l'agro-industrie, la logistique et le tourisme. « Décentraliser les politiques publiques est un impératif stratégique au cœur de la Vision Sénégal 2050 », a déclaré Souleymane Diallo, directeur général de la DGPPE. Bakary Dosso, chef de la division Formation et recherche de l'IDEP, a ajouté : « Le potentiel ne devient progrès que si l'on s'appuie sur les réalités locales pour convertir le choix stratégique en action. » L'atelier, qui prolonge une session tenue à Dakar en décembre 2025, s'est conclu par l'adoption d'une feuille de route conjointe.

Rédaction Sankofa Finance·
Senegal: le Pôle-Sud vise 1,8 million FCFA de PIB par habitant d'ici 2050

Sweder Breet

Le Pôle-Sud : un levier pour la croissance économique du Sénégal

Le Pôle-Sud du Sénégal, englobant les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, représente un espace stratégique pour le développement économique du pays. Avec une superficie de 28 430 km², soit environ 14,5 % du territoire national, et une population de plus de deux millions d'habitants, ce pôle n'a contribué qu'à 9 % du PIB national en 2023. Cette situation souligne un potentiel économique largement inexploité, que le gouvernement souhaite transformer à travers une nouvelle stratégie de développement. Un atelier de quatre jours, qui s'est tenu à Ziguinchor du 29 septembre au 2 octobre 2026, a rassemblé des acteurs clés, notamment l'Institut africain de développement économique et de planification (IDEP) et la Direction générale de la planification et des politiques économiques (DGPPE). L'objectif de cet événement était de bâtir une stratégie territoriale alignée sur la Vision Sénégal 2050, la Stratégie nationale de développement 2025-2029, ainsi que le Plan Diomaye pour la transformation de la Casamance.

Une vision ambitieuse pour 2050

Le gouvernement sénégalais ambitionne d'atteindre un PIB par habitant de 1,8 million de francs CFA et un taux d'emploi de 40 % dans le Pôle-Sud d'ici 2050. Pour y parvenir, il mise sur des secteurs clés tels que l'agriculture, l'agro-industrie, la logistique et le tourisme. Souleymane Diallo, directeur général de la DGPPE, a souligné que « décentraliser les politiques publiques est un impératif stratégique au cœur de la Vision Sénégal 2050 ». Cette approche vise à mieux répondre aux réalités locales et à adapter les politiques aux besoins spécifiques de chaque région. L'atelier a permis de rassembler une coalition variée d'intervenants, incluant des autorités régionales, des agences de développement, des leaders du secteur privé, ainsi que des groupes de la société civile. Chacun a apporté des contributions uniques : les autorités locales ont partagé leur connaissance opérationnelle, tandis que les entreprises ont mis en lumière les contraintes de production et les opportunités commerciales.

Un modèle de développement intégré

La stratégie de développement du Pôle-Sud représente un changement structurel majeur dans le modèle de planification du Sénégal. Elle s'éloigne des approches sectorielles rigides pour intégrer les interdépendances économiques, sociales, spatiales et environnementales. Cette vision intégrée est essentielle pour favoriser un développement durable et inclusif. Bakary Dosso, chef de la division Formation et recherche de l'IDEP, a insisté sur l'importance de transformer les insights régionaux en croissance pratique. Selon lui, le potentiel du Pôle-Sud ne se concrétisera que si l'on s'appuie sur les réalités locales et que l'on identifie les véritables moteurs de croissance. Cette démarche collaborative vise à unir les parties prenantes autour d'un objectif commun, permettant ainsi de convertir les choix stratégiques en actions concrètes.

Les défis à relever

Malgré ces ambitions, le Pôle-Sud fait face à plusieurs défis. La faible contribution actuelle au PIB national indique des lacunes dans la productivité et l'investissement. Pour les entreprises et les investisseurs, cela signifie qu'il existe un espace considérable pour développer des projets innovants et rentables. La mise en œuvre de la stratégie nécessite également un engagement fort des acteurs locaux et un soutien adéquat des autorités nationales. La feuille de route adoptée à l'issue de l'atelier de Ziguinchor vise à finaliser cette stratégie et à poser les bases de sa mise en œuvre. Elle appelle à une action concertée pour surmonter les obstacles et maximiser le potentiel économique de la région.

Ce que cela change

Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cette dynamique de développement dans le Pôle-Sud du Sénégal représente une opportunité significative. En misant sur les secteurs identifiés comme prioritaires, il est possible de participer à la transformation économique de la région tout en bénéficiant d'un environnement en pleine évolution. La décentralisation des politiques publiques, si elle est mise en œuvre efficacement, pourrait également offrir un cadre plus favorable aux initiatives locales, renforçant ainsi la compétitivité et l'attractivité de la région. Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

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