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Guinée-Bissau : lancement de RESIslands, programme de 30 mois du Fonds vert pour le climat pour préparer des projets d'investissement climatique

Le Fonds vert pour le climat (GCF) finance l'initiative RESIslands, lancée le 6 octobre 2026 à Bissau par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), un programme de 30 mois destiné à neuf États membres de la Commission climat des États insulaires africains (AISCC) : Cap-Vert, Comores, Guinée équatoriale, Guinée-Bissau, Madagascar, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles et Tanzanie (Zanzibar). A Bissau, des consultations techniques se tiennent les 7 et 8 octobre pour affiner les priorités nationales. Le ministre de l'Environnement et de l'Action climatique, Carlos Pinto Pereira, a insisté sur la nécessité d'accompagner tout transfert d'équipements et de technologies par de la formation et un soutien durable aux communautés. « Renforcer la résilience climatique en Guinée-Bissau n'est pas seulement une question environnementale. C'est une question de développement, de sécurité, de protection des moyens de subsistance et de l'avenir des communautés », a déclaré Kjartan Fjeldsted, responsable de programme à la CEA. Orlando Mendes, de l'Institut national de météorologie, a présenté des données sur la hausse des températures et la variabilité des précipitations affectant l'agriculture et les zones côtières. Trois techniciens nationaux suivent une formation en ligne sur l'évaluation des risques climatiques. Un inventaire préliminaire a recensé 17 initiatives existantes et dix idées de projets ont été identifiées, couvrant alerte précoce, résilience côtière, agriculture, sécurité de l'eau, pêche, résilience urbaine et énergies renouvelables. Ces idées restent soumises à validation nationale. Pour Bissau, ce dispositif vise à transformer des priorités climatiques en proj...

Rédaction Sankofa Finance·
Guinée-Bissau : lancement de RESIslands, programme de 30 mois du Fonds vert pour le climat pour préparer des projets d'investissement climatique

Lancement de RESIslands : un programme pour la résilience climatique en Guinée-Bissau

Le 6 octobre 2026, la Guinée-Bissau a officiellement lancé l'initiative RESIslands, un programme de 30 mois financé par le Fonds vert pour le climat (GCF). Ce projet, orchestré par la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), vise à renforcer la capacité nationale à évaluer les risques climatiques et à préparer des propositions d'investissement qui protègent les communautés, les moyens de subsistance et les écosystèmes. RESIslands s'inscrit dans une démarche plus large, touchant neuf États membres de la Commission climat des États insulaires africains (AISCC), dont le Cap-Vert, les Comores, la Guinée équatoriale, Madagascar, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, les Seychelles et la Tanzanie (Zanzibar). Les consultations techniques qui se tiennent les 7 et 8 octobre à Bissau ont pour objectif d'affiner les priorités nationales et d'identifier les besoins en matière de capacité. Le ministre de l'Environnement et de l'Action climatique, Carlos Pinto Pereira, a souligné l'importance d'accompagner tout transfert d'équipements et de technologies par une formation adéquate et un soutien durable aux communautés locales. Cette approche vise à garantir que les nouvelles technologies soient utilisées de manière efficace et bénéfique.

Une réponse aux défis climatiques pressants

La Guinée-Bissau, avec ses zones côtières, ses mangroves et son archipel des Bijagós, dépend fortement de la pêche, de l'agriculture et de la sécurité alimentaire. Cependant, la montée des eaux, l'érosion côtière et l'intrusion d'eau salée, ainsi que la variabilité des précipitations, mettent ces moyens de subsistance et écosystèmes sous pression croissante. Kjartan Fjeldsted, responsable de programme à la CEA, a affirmé que « renforcer la résilience climatique en Guinée-Bissau n'est pas seulement une question environnementale. C'est une question de développement, de sécurité, de protection des moyens de subsistance et de l'avenir des communautés ». Le programme RESIslands pourrait donc être un levier essentiel pour transformer les priorités climatiques en projets concrets. En effet, un inventaire préliminaire a déjà recensé 17 initiatives existantes et identifié dix idées de projets à valider, touchant des domaines variés tels que l'alerte précoce, la résilience côtière, l'agriculture, la sécurité de l'eau, la pêche, la résilience urbaine et les énergies renouvelables.

Former pour mieux s'adapter

La formation des techniciens nationaux est également un aspect crucial de l'initiative. Actuellement, trois techniciens suivent une formation en ligne sur l'évaluation des risques climatiques, ce qui devrait renforcer les capacités locales à faire face aux défis environnementaux. Orlando Mendes, de l'Institut national de météorologie, a présenté des données sur la hausse des températures et la variabilité des précipitations, soulignant l'importance d'informations climatiques accessibles pour aider les agriculteurs à prendre des décisions éclairées concernant leurs cultures. Les discussions lors des consultations techniques ont également mis en lumière la nécessité de rendre l'information sur les risques accessible et compréhensible pour les communautés, afin qu'elles puissent mieux se préparer et s'adapter aux impacts du changement climatique.

Un cadre de coopération renforcé

Le lancement de RESIslands s'inscrit dans un cadre de coopération régionale, notamment à travers l'engagement de la Guinée-Bissau avec l'AISCC et le Guinea-Bissau Pathway for African Island States, adopté lors de la conférence ministérielle de 2025. Ce programme représente une opportunité pour les institutions nationales et les partenaires de travailler ensemble à l'amélioration de l'évaluation des risques, au renforcement de la capacité politique et institutionnelle, ainsi qu'au développement d'un pipeline de propositions de projets climatiques. Les consultations techniques permettront d'examiner les idées de projets tout en tenant compte des besoins en matière de capacité institutionnelle et des politiques pertinentes. Les participants ont également soulevé des questions concernant l'accès aux données climatiques et la manière dont les communautés dépendantes des ressources naturelles peuvent être soutenues dans la protection de leurs moyens de subsistance et de leurs écosystèmes.

Ce que cela change

Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, le programme RESIslands représente une occasion de s'engager dans des projets qui répondent aux défis climatiques tout en favorisant le développement durable. En investissant dans des initiatives qui améliorent la résilience climatique, les acteurs économiques peuvent non seulement contribuer à la protection des communautés et des écosystèmes, mais également saisir des opportunités de marché dans les secteurs de l'agriculture durable, des énergies renouvelables et de la gestion des ressources naturelles. Autrement dit, pour une PME, cela signifie qu'il existe désormais des perspectives de financement et de collaboration pour des projets qui intègrent des solutions climatiques adaptées aux réalités locales. Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

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