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Cameroun : l'économie bleue pèse 1 720 milliards FCFA, soit 5,8 % du PIB, selon la CEA

Le Cameroun a reçu le 13 octobre 2026 sa première évaluation nationale de l'économie bleue, qui chiffre ce secteur à 1 720 milliards de francs CFA de valeur ajoutée brute, soit 5,8 % du PIB, et à près de 300 000 emplois, environ 3 % de l'emploi national. Ces résultats figurent dans le rapport « Socioeconomic and Ecosystem Assessment of the Blue Economy in Cameroon », réalisé avec l'appui de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et remis au gouvernement en marge de la 42e session du Comité intergouvernemental d'experts pour l'Afrique centrale. L'étude estime par ailleurs à 22 600 milliards de francs CFA par an, soit 89,4 % du PIB, la valeur des services rendus par les écosystèmes aquatiques, dont près de 80 % proviennent des eaux douces. La pêche, l'aquaculture et la transformation du poisson représentent plus des deux tiers de la valeur ajoutée mesurée et plus de 80 % des emplois, contre environ 15 % pour l'hébergement et la restauration liés au tourisme côtier. « Cette évaluation est un outil précieux pour la prise de décision. Nous allons la mettre à profit », a déclaré Paul Tasong, ministre délégué chargé de l'Économie. Jean Luc Mastaki, directeur du bureau sous-régional de la CEA, évoque « une richesse naturelle substantielle encore insuffisamment reflétée dans les politiques d'investissement ». Financée par l'agence danoise DANIDA, l'étude est la première application en Afrique centrale de l'outil de valorisation de la CEA (BEVTK). Elle recommande d'investir dans l'aquaculture, la transformation du poisson et les infrastructures portuaires, offrant au gouvernement une base chiffrée pour attirer des capitaux dans un secteur encore mal couvert par les statistiques. Repère Sankofa — Chiffrer une ressource naturelle ne suffit pas à en garantir la maîtrise : tant que l'évaluation et le financement de l'économie bleue camerounaise dépendront d'outils et de bailleurs extérieurs, la souveraineté réelle sur cette ...

Rédaction Sankofa Finance·
Cameroun : l'économie bleue pèse 1 720 milliards FCFA, soit 5,8 % du PIB, selon la CEA

L'économie bleue camerounaise : un potentiel sous-exploité

Le Cameroun a reçu le 13 octobre 2026 sa première évaluation nationale de l'économie bleue, qui chiffre ce secteur à 1 720 milliards de francs CFA de valeur ajoutée brute, soit 5,8 % du PIB. Cette évaluation, réalisée avec l'appui de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), met en lumière l'importance croissante de l'économie bleue dans le paysage économique camerounais. Le rapport indique que le secteur soutient près de 300 000 emplois, soit environ 3 % de l'emploi national. L'étude, intitulée « Socioeconomic and Ecosystem Assessment of the Blue Economy in Cameroon », souligne que la pêche, l'aquaculture et la transformation du poisson représentent plus des deux tiers de la valeur ajoutée mesurée et plus de 80 % des emplois.

Une richesse naturelle à valoriser

L'étude estime par ailleurs à 22 600 milliards de francs CFA par an, soit 89,4 % du PIB, la valeur des services rendus par les écosystèmes aquatiques. Près de 80 % de cette valeur provient des eaux douces, soulignant ainsi l'importance des ressources en eau pour le développement économique du pays. Jean Luc Mastaki, directeur du bureau sous-régional de la CEA, évoque « une richesse naturelle substantielle encore insuffisamment reflétée dans les politiques d'investissement ». Cela pose la question de la nécessité d'une meilleure prise en compte de l'économie bleue dans les décisions politiques et économiques du pays.

Des recommandations pour l'avenir

L'étude recommande d'investir dans l'aquaculture, la transformation du poisson et les infrastructures portuaires. Ces investissements sont présentés comme une base chiffrée pour attirer des capitaux dans un secteur qui reste mal couvert par les statistiques. Le ministre délégué chargé de l'Économie, Paul Tasong, a affirmé que cette évaluation est un outil précieux pour la prise de décision et qu'elle sera mise à profit pour diversifier l'économie camerounaise. Cependant, pour que ces recommandations se traduisent en actions concrètes, il est essentiel de renforcer la coordination entre les ministères et d'intégrer les priorités de l'économie bleue dans la planification et les budgets nationaux. L'évaluation appelle également à une protection des écosystèmes aquatiques, qui sont essentiels pour soutenir les activités économiques et les communautés qui en dépendent.

Un appel à l'action pour les investisseurs

Cette évaluation est un outil précieux pour la prise de décision. L'étude recommande d'investir dans l'aquaculture, la transformation du poisson et les infrastructures portuaires. De plus, le développement d'infrastructures portuaires et logistiques pourrait faciliter l'accès aux marchés pour les produits de la mer, renforçant ainsi la compétitivité du Cameroun sur le plan régional et international.

Ce que cela change

Pour une PME, cela signifie qu'il existe une opportunité d'accéder à un marché en pleine expansion, tout en participant à la durabilité des ressources naturelles. En intégrant des pratiques respectueuses de l'environnement et en se positionnant dans les chaînes de valeur de l'économie bleue, les entreprises peuvent non seulement répondre à la demande croissante, mais aussi bénéficier de l'appui des politiques publiques visant à promouvoir ce secteur. En somme, l'économie bleue camerounaise, avec son potentiel encore largement inexploité, pourrait devenir un levier important pour le développement économique du pays.

Source : CEA-ONU (UNECA)

Source : CEA-ONU (UNECA)

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