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Mozambique : plus de 1 200 anciens mineurs identifiés pour toucher environ 148 millions de rands

Depuis des decennies, des dizaines de milliers de Mozambicains ont migre vers les mines sud-africaines (or, charbon, platine) via des systemes de recrutement transfrontalier historiques comme le TEBA, laissant souvent des cotisations retraite difficiles a recuperer une fois rentres au pays. Ce dossier des pensions minieres impayees touche plusieurs pays fournisseurs de main-d'oeuvre -- Lesotho, Eswatini, Mozambique -- et refait periodiquement surface a mesure que des fonds sud-africains identifient leurs beneficiaires. Selon l'agence mozambicaine AIM (Maputo), relayee par AllAfrica le 28 juillet 2026, plus de 1 200 Mozambicains ont ete identifies pour recevoir des pensions issues de cotisations versees durant leur emploi dans des societes minieres sud-africaines, pour un montant total avoisinant 148 millions de rands. La depeche, tres succincte, ne precise ni l'organisme payeur, ni le calendrier des versements, ni le montant moyen par beneficiaire. Pour les familles concernees, souvent issues de regions rurales qui ont longtemps fourni une main-d'oeuvre aux mines sud-africaines, ces sommes representent un revenu potentiellement significatif apres des annees d'incertitude administrative. Pour Maputo, la resolution de ces droits sociaux transfrontaliers reste un enjeu de protection sociale et de relations bilaterales avec Pretoria. Cette annonce s'inscrit dans une dynamique regionale de campagnes d'identification de pensions minieres dormantes en Afrique australe. Le faible

Rédaction Sankofa Finance·
Mozambique : plus de 1 200 anciens mineurs identifiés pour toucher environ 148 millions de rands

Omoniyi David

Un enjeu socio-économique pour le Mozambique

Le Mozambique, pays dont l'histoire est marquée par des migrations de main-d'œuvre vers l'Afrique du Sud, voit aujourd'hui un développement significatif concernant les droits des anciens mineurs. En effet, 1 262 Mozambicains ont été identifiés pour recevoir des pensions basées sur les cotisations versées durant leur emploi dans les mines sud-africaines. Ce montant totalise environ 148 millions de rands, une somme qui pourrait transformer le quotidien de nombreuses familles. Cette situation n'est pas isolée. Elle fait partie d'une dynamique régionale où plusieurs pays d'Afrique australe, tels que le Lesotho et l'Eswatini, cherchent à résoudre les problèmes liés aux pensions non réclamées des travailleurs migrants. Ces travailleurs, souvent issus de zones rurales, ont longtemps contribué à l'économie sud-africaine sans pouvoir récupérer les cotisations de retraite une fois de retour chez eux. Ainsi, la mise en lumière de ces droits sociaux représente un enjeu crucial pour la protection sociale des Mozambicains.

Les défis de l'identification des bénéficiaires

L'initiative d'identification des anciens mineurs est soutenue par le gouvernement mozambicain et le Fonds de Prévoyance des Mineurs Sud-Africains. Toutefois, la dépêche ne précise ni l'organisme payeur, ni le calendrier des versements, ni le montant moyen par bénéficiaire. Ces éléments sont cruciaux pour les familles concernées, qui ont souvent vécu des années d'incertitude administrative. La campagne d'identification se concentre sur les provinces du sud, notamment Maputo, Inhambane et Gaza. Des mécanismes ont également été établis pour traiter les demandes des bénéficiaires identifiés dans les provinces centrales de Sofala, Manica et Zambézia. Cela souligne l'engagement du gouvernement à faciliter l'accès aux droits des anciens mineurs sans qu'ils aient à se déplacer en Afrique du Sud.

Une opportunité pour les familles rurales

Pour les familles des anciens mineurs, souvent issues de régions rurales, ces sommes peuvent représenter un revenu significatif. Cela pourrait améliorer leur situation financière, leur permettant de mieux subvenir à leurs besoins quotidiens. De plus, la résolution de ces droits sociaux pourrait renforcer la confiance entre le Mozambique et l'Afrique du Sud, deux pays liés par des siècles d'histoire migratoire. La mise en place de services de proximité pour aider les bénéficiaires à traiter leurs demandes, comme l'assistance pour l'ouverture de comptes bancaires et l'organisation des documents nécessaires, est un pas dans la bonne direction. Cela démontre une volonté politique de réduire les obstacles administratifs qui ont longtemps freiné l'accès aux droits des travailleurs migrants.

Un enjeu de relations bilatérales

La question des pensions des anciens mineurs ne se limite pas à un simple problème administratif. Elle touche également aux relations bilatérales entre le Mozambique et l'Afrique du Sud. La manière dont ces droits sont gérés peut influencer la perception des relations entre les deux pays, en particulier dans le cadre de la coopération régionale. La résolution de ces questions de droits sociaux pourrait également ouvrir la voie à des discussions plus larges sur la migration de travail dans la région. Le Mozambique, en tant que pays d'origine de cette main-d'œuvre, a tout intérêt à s'assurer que les droits de ses citoyens sont respectés, ce qui pourrait renforcer sa position dans les négociations futures avec ses voisins.

Ce que cela change

Pour un entrepreneur ou un investisseur africain, cette situation souligne l'importance de la sécurité sociale et des droits des travailleurs dans le développement économique. Autrement dit, la résolution de ces questions peut créer un environnement plus stable et prévisible pour les affaires. Les entreprises qui s'engagent dans des pratiques responsables et qui soutiennent le bien-être de leurs employés peuvent bénéficier d'une main-d'œuvre plus motivée et d'une meilleure réputation sur le marché. En somme, la dynamique actuelle autour des pensions des anciens mineurs au Mozambique illustre un enjeu socio-économique majeur qui pourrait avoir des répercussions positives sur l'ensemble de la région. Source : AllAfrica

Source : AllAfrica

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