Simandou : la Compagnie du TransGuinéen souffle sa quatrième bougie, symbole de la souveraineté guinéenne sur le corridor minier
Le 27 juillet 2022, quelques mois après la signature de l'Accord-cadre de Simandou le 25 mars 2022, la Guinée créait la Compagnie du TransGuinéen (CTG), véhicule chargé de porter la participation de l'État dans les infrastructures du corridor ferroviaire et portuaire liées au gisement de fer de Simandou, l'un des plus importants gisements de minerai de fer non exploités au monde. Quatre ans jour pour jour après sa constitution, Financial Afrik rappelle cette date anniversaire comme une étape structurante du projet, la CTG matérialisant l'ambition guinéenne de ne pas être un simple hôte du projet mais un acteur direct de sa gouvernance et de sa propriété, conformément aux engagements pris dans l'Accord-cadre de 2022. Pour la Guinée, cette montée en puissance institutionnelle vise à sécuriser une part de la valeur générée par l'exploitation du minerai de fer, dont l'acheminement nécessite la construction d'une voie ferrée transguinéenne et d'un port en eau profonde, deux infrastructures parmi les plus lourdes jamais engagées dans le pays. Au-delà du symbole calendaire, cet anniversaire interroge sur l'avancement réel des travaux, le calendrier de mise en service et les modalités concrètes de partage des revenus entre l'État guinéen, les opérateurs miniers et les partenaires financiers, éléments que la source ne détaille pas et qui méritent un suivi factuel dans les prochains mois.

La Compagnie du TransGuinéen : un symbole de souveraineté
La Compagnie du TransGuinéen (CTG) a été constituée le 27 juillet 2022, quelques mois après la signature de l'Accord-cadre de Simandou le 25 mars 2022. Ce projet concerne le gisement de fer de Simandou, l'un des plus importants gisements de minerai de fer non exploités au monde, et représente une opportunité cruciale pour le pays. La CTG a été conçue comme un véhicule pour porter la participation de l'État guinéen dans les infrastructures liées à l'exploitation de ce gisement, notamment un corridor ferroviaire et un port en eau profonde. L'Accord-cadre de Simandou a redéfini les modalités de gouvernance du projet. Cet accord vise à garantir que la Guinée ne soit pas simplement un hôte passif, mais un acteur clé dans la gestion et la propriété des infrastructures. Cela marque une étape majeure dans la volonté de la Guinée de participer directement à la propriété et à la gouvernance des infrastructures stratégiques du corridor, conformément aux engagements pris dans l’Accord-cadre de 2022.
Les enjeux d'infrastructures
L'acheminement du minerai de fer de Simandou nécessite la construction de deux infrastructures parmi les plus lourdes jamais engagées dans le pays : une voie ferrée d'environ 650 km et un port en eau profonde. Ces projets nécessitent des investissements considérables et une coopération étroite entre l'État et les partenaires industriels, tels que Rio Tinto, Chinalco et Winning Consortium Simandou. Sous l’impulsion du Président de la République, Mamadi Doumbouya, et grâce au travail du Comité stratégique de Simandou, un accord inédit a été trouvé entre les partenaires industriels afin de mutualiser les investissements dans les infrastructures ferroviaires et portuaires. Cela permet non seulement de partager les coûts, mais aussi de renforcer la gouvernance et la transparence dans la gestion des infrastructures.
Une vision à long terme
Le projet Simandou s'inscrit dans une vision plus large, celle de Simandou 2040, qui ambitionne de transformer l'exploitation des ressources minières en un levier d'industrialisation pour la Guinée. Cette vision inclut des ambitions de transformation locale de la ressource, notamment à travers le développement d’une industrie sidérurgique ; une politique de contenu local visant à favoriser l’emploi, les entreprises guinéennes et le transfert de compétences. L'importance de cette approche réside dans sa capacité à générer des retombées économiques pour le pays. En intégrant des éléments de transformation locale et de développement durable, la Guinée aspire à créer un modèle économique plus résilient et inclusif.
Les défis à relever
Malgré ces avancées, des questions subsistent quant à l'avancement réel des travaux et aux modalités de partage des revenus entre l'État guinéen, les opérateurs miniers et les partenaires financiers. Les délais de mise en service des infrastructures et les modalités concrètes de gestion des revenus sont des éléments cruciaux qui méritent une attention particulière dans les mois à venir. Le 11 novembre 2025, le premier train du corridor, baptisé KÖMA, est arrivé au port de Moribaya, marquant une étape historique dans la mise en service progressive des infrastructures du TransGuinéen. La réussite de ce projet dépendra de la mise en œuvre effective des engagements pris dans l'Accord-cadre et de la capacité à surmonter les défis qui se présentent.
Source : Financial Afrik
Source : Financial Afrik
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