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Coton africain : l'Afrique cultive la matière première, l'Occident capte la valeur

Le coton est l'une des rares filières où l'Afrique domine la production mondiale sans en retirer les fruits. Depuis des décennies, plusieurs pays du continent - Mali, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire notamment - cultivent un coton longue fibre réputé pour sa qualité, mais l'essentiel de la transformation textile reste hors du continent. Selon allAfrica, qui lance une nouvelle série éditoriale intitulée « Cotton to Cloth », l'Afrique produit plus de la moitié du coton longue fibre le plus fin au monde, mais ne capte que moins de 3% de la valeur finale de cette production. Le média affirme qu'il ne s'agit pas d'un problème commercial mais d'un « problème narratif », qu'il entend corriger par un travail éditorial approfondi. Si ces chiffres se confirment, les enjeux sont considérables : pertes de devises, emplois industriels non créés localement, dépendance persistante aux cours mondiaux fixés hors du continent, et frein à l'industrialisation textile africaine pourtant identifiée comme prioritaire par plusieurs stratégies nationales. L'analyse doit toutefois rester prudente : la source ne cite ni étude ni organisme précis pour étayer ces deux statistiques, qui proviennent d'allAfrica lui-même dans le cadre du lancement de sa propre série. Le fossé entre production brute et valeur captée s'explique classiquement par le manque d'usines de filature et de tissage, les coûts énergétiques et logistiques, et la concurrence de chaînes de valeur textiles asiatiques mieux intégrées -

Rédaction Sankofa Finance·
Coton africain : l'Afrique cultive la matière première, l'Occident capte la valeur

Valdhy Mbemba

Source : AllAfrica

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