Éco-Finance

Crédits carbone : les cultivateurs de coton africains pourraient bientôt être payés deux fois

Le coton reste une culture de rente stratégique pour plusieurs économies africaines - Bénin, Burkina Faso, Mali, Côte d'Ivoire, Tchad - où des millions de petits producteurs dépendent de cette filière d'exportation soumise aux aléas des cours mondiaux. Dans ce contexte, l'idée de valoriser financièrement le carbone stocké dans les sols agricoles gagne du terrain, portée par l'essor des marchés carbone volontaires. Selon l'agence Bird Story Agency, relayée par AllAfrica, un dispositif testé en Ouzbékistan permettrait aux agriculteurs de percevoir un double revenu : celui de la vente de la fibre de coton, et celui généré par le carbone séquestré dans le sol de leurs parcelles. La dépêche source, très succincte, ne précise toutefois ni le nom du programme, ni les acteurs porteurs (institution, ONG, entreprise privée), ni les montants ou volumes de crédits concernés, ni les modalités techniques de certification du carbone. Pour les producteurs africains, un tel mécanisme représenterait une diversification bienvenue de revenus ruraux souvent précaires. Mais son transposition depuis l'Ouzbékistan - dont la filière cotonnière est largement étatisée - vers des contextes africains dominés par de petites exploitations soulève des questions non résolues : qui financerait la certification, comment mesurer fiablement le carbone du sol, et à quel prix ces crédits seraient-ils valorisés sur des marchés volontaires connus pour leur volatilité et les controverses sur leur additionnalité rée

Rédaction Sankofa Finance·
Crédits carbone : les cultivateurs de coton africains pourraient bientôt être payés deux fois

Source : AllAfrica (Bird Story Agency)

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