Ouganda : le CAADP de Kampala veut transformer la vulnérabilité alimentaire africaine en opportunité d'investissement
Le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture africaine (CAADP), lancé en 2003 à Maputo puis relancé à Malabo en 2014, revient à l'agenda continental avec un nouveau cycle discuté à Kampala. Ce cadre panafricain vise depuis deux décennies à structurer les politiques agricoles nationales et à réduire la dépendance du continent aux importations alimentaires. Dans une tribune, Nardos Bekele-Thomas, directrice générale de l'Agence de développement de l'Union africaine (AUDA-NEPAD), affirme que l'agenda de Kampala «doit être lu non comme une nouvelle déclaration continentale, mais comme une proposition d'investissement : une chance de transformer la vulnérabilité alimentaire de l'Afrique en force agro-industrielle, en industrialisation agricole, en commerce régional et en prospérité partagée». L'enjeu est clair : passer du registre déclaratoire, souvent critiqué pour son manque de résultats concrets depuis Maputo puis Malabo, à une logique de marchés, de financement et d'exécution opérationnelle. Pour les États, les agro-entrepreneurs et les épargnants africains, cela suppose des instruments financiers concrets et une mise en œuvre mesurable, ce que la source ne détaille pas encore. Analyse : la répétition des cycles CAADP interroge sur la capacité des institutions continentales à transformer des engagements politiques en flux d'investissement réels vers l'agro-industrie, alors que le continent reste exposé aux chocs climatiques et aux fluctuations des prix mondi

Sankofa Finance
Source : African Business
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