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Nigeria : le gouvernement lance un plan pour remplacer le bois de chauffe par le gaz de cuisson

A Yenagoa, capitale de l'Etat pétrolier du Bayelsa, le ministre d'Etat aux Ressources pétrolières chargé du Gaz, Ekperikpe Ekpo, a lancé mardi une initiative fédérale visant à généraliser l'accès au gaz de pétrole liquéfié (GPL), le gaz de cuisson, à travers le Nigeria. Selon le ministre, cité par Premium Times, « le Nigeria est béni par le gaz, aucune famille ne devrait utiliser du bois de chauffe pour cuisiner ». Le choix du Bayelsa, région productrice d'hydrocarbures dans le delta du Niger, illustre le paradoxe énergétique nigérian : un pays richement doté en gaz naturel où des millions de foyers dépendent encore du bois et du charbon pour cuisiner. Cette dépendance alimente déforestation, pollution intérieure et charge domestique pesant surtout sur les femmes. L'enjeu est double : sanitaire, en réduisant l'exposition aux fumées toxiques, et économique, en stimulant une filière GPL locale (bouteilles, distribution, emplois). Reste que la réussite de ce type de programme dépend historiquement de facteurs concrets non détaillés ici par le ministre : subventions, prix des bouteilles, maillage de distribution rural et pouvoir d'achat des ménages les plus pauvres. Sans données chiffrées sur le budget ou le calendrier de déploiement, l'ampleur réelle de l'initiative reste, à ce stade, à confirmer par les prochaines annonces officielles.

Rédaction Sankofa Finance·
Nigeria : le gouvernement lance un plan pour remplacer le bois de chauffe par le gaz de cuisson

David Rotimi

Une initiative pour un accès généralisé au gaz de cuisson

Le ministre d'Etat aux Ressources pétrolières chargé du Gaz, Ekperikpe Ekpo, a lancé mardi une initiative fédérale visant à généraliser l'accès au gaz de pétrole liquéfié (GPL), le gaz de cuisson, à travers le Nigeria. Cette annonce a été faite à Yenagoa, capitale de l'Etat pétrolier du Bayelsa, une région productrice d'hydrocarbures dans le delta du Niger. Le ministre a souligné que le Nigeria est béni par le gaz, aucune famille ne devrait utiliser du bois de chauffe pour cuisiner. Ce paradoxe met en lumière les défis énergétiques auxquels le pays est confronté. L’utilisation du bois de chauffe pour cuisiner a des conséquences néfastes, tant sur le plan environnemental qu'humain. La dépendance à ce combustible traditionnel contribue à la déforestation, à la pollution intérieure et à des charges domestiques lourdes, surtout pour les femmes qui sont souvent responsables des tâches de cuisine. En introduisant le GPL comme alternative, le gouvernement espère non seulement améliorer la santé publique en réduisant l'exposition aux fumées toxiques, mais aussi dynamiser une filière locale autour du gaz, engendrant ainsi des emplois dans la production et la distribution.

Les enjeux de l'initiative

Reste que la réussite de ce type de programme dépend historiquement de facteurs concrets non détaillés ici par le ministre : subventions, prix des bouteilles, maillage de distribution rural et pouvoir d'achat des ménages les plus pauvres. Sans données chiffrées sur le budget ou le calendrier de déploiement, l'ampleur réelle de l'initiative reste, à ce stade, à confirmer par les prochaines annonces officielles. Le choix de Bayelsa comme point de départ n'est pas anodin. En tant que région productrice de pétrole et de gaz, elle représente un symbole fort de la richesse énergétique du Nigeria. Pourtant, cette richesse n'a pas encore été traduite en bénéfices tangibles pour la population locale. La transition vers le GPL pourrait donc être perçue comme une opportunité de corriger cette inégalité, à condition que les mesures appropriées soient mises en place.

Un regard sur le futur énergétique du Nigeria

La dépendance au bois de chauffe est une réalité qui touche de nombreux pays en développement, et le Nigeria n'est pas une exception. En remplaçant ce combustible par le GPL, le gouvernement pourrait non seulement améliorer les conditions de vie des Nigérians, mais aussi réduire l'impact environnemental de la cuisson domestique. Cela pourrait également ouvrir la voie à un développement plus durable de l'industrie gazière locale. Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, cette initiative pourrait représenter une opportunité d'engagement dans le secteur du gaz. Le développement d'une filière GPL locale pourrait stimuler la création d'entreprises dans la production, la distribution et la vente de gaz. Toutefois, il est essentiel de suivre de près les développements de cette initiative pour évaluer son impact réel sur le terrain, notamment en termes d'accessibilité et de coût pour les ménages.

Ce que cela change

Pour les PME et les entrepreneurs, cela signifie qu'il pourrait y avoir un marché en pleine expansion autour du GPL, avec des opportunités dans la fabrication de bouteilles, la distribution et les services associés. En outre, cette initiative pourrait catalyser des investissements dans les infrastructures nécessaires pour soutenir un accès généralisé au gaz, créant ainsi des emplois et stimulant l'économie locale. Toutefois, la réussite de ce programme dépendra de l'engagement du gouvernement à surmonter les défis structurels et économiques qui freinent actuellement l'accès à cette ressource. Source : AllAfrica / Premium Times

Source : AllAfrica / Premium Times

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